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Présidentielle 2027 (France) : Jean-Luc Mélenchon promet de supprimer « l’ignominie » Parcoursup devant une salle comble à Clermont-Ferrand

 

Nouvelle démonstration de force militante pour La France insoumise (LFI) : Jean-Luc Mélenchon a réuni 10 000 personnes, dimanche 11 octobre, à Clermont-Ferrand, pour un meeting consacré notamment au mouvement lycéen, au cours duquel il a de nouveau promis de supprimer « l’ignominie » Parcoursup. Dans cette ville où il était arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, en 2022, la salle du Zénith était pleine, sans compter la foule amassée dehors pour suivre le meeting sur un écran géant.
Sans surprise, le leader « insoumis » a renouvelé ses encouragements appuyés au mouvement de colère lycéen, dont il a loué la « très grande maturité politique et syndicale ». « Parcoursup doit être aboli », a martelé Jean-Luc Mélenchon à propos de cette plateforme d’affectation dans l’enseignement supérieur, massivement rejetée par les lycéens.
« Nous ne sommes pas pour la sélection à l’université », a insisté le quadruple candidat à la présidentielle, qui a rappelé sa volonté d’instaurer le droit de vote à 16 ans.
Avant lui, deux lycéens clermontois étaient venus sur scène appeler à la « mobilisation générale » autour de leurs revendications. Ils ont récusé être « manipulés » par LFI, une accusation portée par le gouvernement, la droite et l’extrême droite.

Gabriel Attal jugé « trop outrancier »
Si Jean-Luc Mélenchon s’en est pris plusieurs fois dans son discours à la favorite des sondages, Marine Le Pen, il n’a en revanche que brièvement mentionné Gabriel Attal, qui avait tenu la veille un meeting à Lyon et avec qui LFI entretenait un duel à distance depuis plusieurs mois, dans l’idée de fragiliser la candidature concurrente de l’autre ancien premier ministre d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe.
« Vous êtes un peu dur de dire que vos amis les policiers tirent à coups de canon sur les jeunes. Non, ils se contentent de les tabasser, de les éborgner, de les mutiler », a lancé Jean-Luc Mélenchon , en référence aux propos de Gabriel Attal, qui avait assuré que les « insoumis » utilisaient les lycéens comme de la « chair à canon ».
Dans un échange de messages sur X avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat Renaissance avait proposé un débat télévisé au leader de la gauche radicale. « Vous êtes trop outrancier et injurieux. Et puis, vous pourriez devoir vous désister bientôt pour M. Philippe. Je verrai avec lui », lui avait répondu, moqueur, l’« insoumis ».

Un meeting en décembre au Havre
Sur scène, le tribun de la gauche radicale a affirmé que la colère lycéenne était, plus largement, « le cri qui annonce la fin d’une période dont ils ont été les victimes (…) Les néolibéraux sont partis de l’idée qu’ils voulaient se débarrasser de l’école comme service public », pour constituer un « marché » de l’éducation.
Le candidat est également revenu sur l’un de ses sujets de prédilection, la dette. « Je suis le seul à avoir dit comment on pouvait commencer à [la] rembourser », a-t-il assuré, en défendant sa proposition d’« annuler » la partie de la dette détenue par la Banque centrale européenne. « Si vous baissez la quantité de dette que nous avons, la confiance reviendra », a-t-il promis.
Il s’agissait du premier meeting en salle de Jean-Luc Mélenchon depuis le lancement de sa campagne, au printemps. Les « insoumis » tiendront en novembre une grande « convention » consacrée à leur programme présidentiel au Bourget (Seine-Saint-Denis), avant un meeting en décembre au Havre, ville d’Edouard Philippe.

La Photo: Jean-Luc Mélenchon lors d’un meeting au zénith de Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 11 octobre 2026. JEFF PACHOUD/AFP



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