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| A Paris, le 31 octobre 2026. MARION POUSSIER POUR « LE MONDE » |
Près d’un demi-million de
manifestants réunis en France, dont 200 000 à Paris, selon
l’intersyndicale jeunesse
Près d’un demi-million de personnes ont manifesté samedi en
France, dont 200 000 à Paris, a annoncé l’intersyndicale jeunesse,
qui regroupe des syndicats ou des associations représentatives du
monde lycéen et étudiant (UE, Fage, Unef et USL).
Le ministère de l’intérieur a comptabilisé, de son côté, 320 000
manifestants dans l’ensemble du pays, dont 70 000 à Paris, selon
la Préfecture de police. Le 24 octobre, les autorités avaient
décompté 410 000 manifestants en France, dont 110 000 à Paris.
Paris : premières charges policières Porte de Charenton
Le cortège parti de Porte de Bagnolet à 14 heures n’a pas fini
d’arriver à Porte de Charenton que la tension monte déjà. La
police commence à charger les manifestants, et les premières
détonations se font entendre.
Ce parcours a été vivement critiqué par les organisateurs de la
mobilisation. D’abord, la volonté de repousser la manifestation
loin du centre-ville parisien constitue selon eux une entrave
grossière à la liberté de manifester. Ensuite, la configuration du
lieu n’est pas propice à la bonne tenue d’un rassemblement si
important. Enfin, le peu de transports disponibles ne permet une
évacuation des lieux efficaces.
Paris : à peine le cortège arrivé à porte de Charenton, la
police demande à quitter les lieux
La tête du cortège commence à arriver à la Porte de Charenton. La
police invite déjà les manifestants à quitter les lieux via
l’avenue de Charenton en direction du métro Liberté. Après avoir
tenté de décourager la manifestation en la repoussant le plus loin
possible du centre de Paris, les autorités ne veulent pas voir les
manifestants s’éterniser. Il faut dire que la Porte de Charenton
et les transports qui la desservent ne sont pas adaptés à une
foule si dense.
En fin d’après-midi, tensions lors des dispersions de
manifestations dans plusieurs villes
Après des manifestations qui se sont majoritairement déroulées
dans le calme samedi, la dispersion des rassemblements fait naître
quelques tensions dans plusieurs villes de France.
A Paris, la situation s’est tendue porte de Charenton, lieu
d’arrivée du cortège autorisé dans la capitale. Des images
diffusées par BFM-TV montrent notamment des jets de projectiles
contre des forces de l’ordre, qui répliquent par des lancers de
bombes lacrymogènes et des charges.
A Grenoble, les forces de l’ordre et les manifestants s’affrontent
depuis un long moment en fin de cortège, alors que les
manifestants sont arrivés au bout du parcours à 15 h 30. Les
forces de l’ordre font un usage marqué des grenades
assourdissantes, qui éclatent au milieu de la foule.
A Marseille, notre journaliste sur place a fait état de l’usage de
gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement, après un
défilé calme bien que non déclaré.

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