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Manifestations du 31 octobre (Mise au point à 15h30)

 

Le cortège parisien se prépare à partir
Le cortège parisien se prépare à partir de la porte de Bagnolet. Malgré l’interdiction de défiler entre Nation et Bastille, confirmée dans la nuit par le Conseil d’État, la foule est compacte et les revendications toujours aussi claires : une vie digne, des conditions d’apprentissage correctes, la fin de la réponse sécuritaire et des violences policières, et la mise en échec de l’extrême droite.

Un peintre immortalise la manifestation parisienne
Thibaut Tramson, artiste peintre : « je suis artiste peintre d’extérieur, et je me suis mis à couvrir les manifestations avec mon pinceau. Je suis là parce que l’État de droit est bafoué »

Manif en famille « pour leur avenir »
Jeanne et Jérémy et leurs enfants Camille et Pierre, 6 et 4 ans sont venus en famille. « C’est important pour nous de les emmener car ce qu’on revendique c’est avant tout pour leur avenir ».

Les métros pour accéder à la porte de Bagnolet sont bondés
Malgré la décision du Conseil d’État de confirmer l’interdiction de manifester entre Bastille et Nation, énormément de monde s’entasse dans le métro parisien pour rejoindre le point de départ du cortège autorisé à porte Bagnolet. La quarantaine de stations fermées ne décourage pas les manifestants, comme à Saint-Lazare, où des centaines de personnes attendent sagement leur tour pour grimper dans le métro.

Des tags racistes sur les façades de commerces à Paris
Des inscriptions racistes et xénophobes ont été découvertes à Paris sur les façades de différents commerces, faisant « la promotion de la ‘remigration’», a annoncé le maire socialiste, Emmanuel Grégoire, sur X. « Derrière le mot ‘remigration’ se trouve le projet raciste de l’extrême droite. Nous ne laisserons pas cette haine s’installer dans nos rues », a-t-il ajouté. Le maire de la capitale a aussi annoncé saisir la procureure de la République et « déposer plainte afin que les auteurs soient identifiés et poursuivis ».

Provocations de l'ultradroite à Lyon
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a annoncé avoir signalé à la justice “un rassemblement, de nuit et non déclaré, de l’ultradroite” devant une mairie d’arrondissement de la ville vendredi soir, dénonçant des “méthodes d’intimidation”. Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre plusieurs personnes cagoulées tenant une banderole hostile à LFI et brandissant des fumigènes. Elle a été mise en ligne par un groupe se présentant comme “jeunesse nationaliste contre l’extrême gauche.
Samedi dernier, dans plus de quinze villes, des milices d’extrême droite avaient passé à tabac des manifestants pacifistes, sous le regard complaisant de la police, comme l’ont révélé plusieurs médias. Lundi, le ministre de l’Intérieur a pourtant fermement démenti les accusations de connivence entre la police et l’extrême droite, en dépit des vidéos tournées qui attestent du contraire. Pour ce week-end, plusieurs initiatives d’extrême droite ont été interdites. Un colloque organisé samedi sur la « remigration » et une manifestation dimanche n’ont pas été autorisés.

Les gilets jaunes appellent à une assemblée des convergences fin novembre
« Appelée spontanément, en dehors de tous les cadres traditionnels et syndicaux, la journée du 17 octobre 2026 a été un immense succès et un tournant dans le mouvement social français (…) Nous élargirons la mobilisation pour nos libertés et pour l’égalité réelle, et nous augmenterons la pression par le blocage économique du pays et la grève générale », écrit la coordination des gilets jaunes dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse.
Pour cela, la coordination invite toutes les assemblées de convergence locales (inter-luttes, inter-orgas, interpros, interfacs, assemblées citoyennes ou du peuple…) à une assemblée des assemblées le week-end du 21-22 ou du 28-29 novembre, sur place ou en visio. « Nous ferons de notre unité un rempart face au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, à la xénophobie et à toutes les formes de discrimination qui menacent toute la société », précise la coordination, des propos relayés par des porte-parole des gilets jaunes en amont de la manifestation parisienne.
Avant cela, d’autres dates permettront à la mobilisation sociale de prendre encore un peu plus d’ampleur. Lundi 2 novembre, les lycéens et étudiants reprendront le chemin des salles de classe, avec, sans aucun doute, un rebond de la mobilisation de la jeunesse à travers notamment les blocages de leurs établissements scolaires. La même semaine, le jeudi 5 novembre, l’intersyndicale appelle à une grande journée de grève et de manifestation de tous les travailleurs et travailleuses partout en France.

Des organisations d’avocats appellent à se rassembler à 14 heures devant le Conseil d’État
Selon les informations de franceinfo, le Syndicat des avocats de France, le Collectif d’action judiciaire et Colère noire appellent à un rassemblement à 14 heures devant le Conseil d’État, à Paris, pour protester contre sa décision de maintenir l’interdiction du parcours Bastille-Nation, défendue notamment par la CGT et l’intersyndicale lycéenne, au profit du tracé entre les portes de Bagnolet et Charenton.
Dans un communiqué, les trois organisations dénoncent un « nouveau coup de force contre la liberté de manifester » et une décision qui vise à « déplacer la colère sur le périphérique pour la cacher aux yeux de ceux à qui, pourtant, elle s’adresse ». Elles accusent enfin le Conseil d’État de protéger davantage « l’administration que les libertés » publiques.

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