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La ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, le 24 juin 2026. BILAL HUSSEIN/AP |
David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien, a affirmé, jeudi 25 juin, qu’Israël ne retirerait ses forces armées du sud du Liban qu’une fois le Hezbollah désarmé, alors que les deux pays mènent des pourparlers sous médiation américaine à Washington.
Malgré un cessez-le-feu annoncé et une accalmie des hostilités, une frappe de drone israélien contre un véhicule dans le sud du Liban a fait, jeudi, trois morts et un blessé, selon l’Agence nationale d’information (ANI) libanaise. Le Hezbollah a fait état d’une « attaque directe » contre des « civils », et a accusé une nouvelle fois l’Etat hébreu de « violation flagrante » du cessez-le-feu pour lequel le groupe pro-iranien « s’est engagé jusqu’à présent ».
L’armée israélienne a affirmé de son côté avoir tué des combattants de cette organisation chiite libanaise soutenue par l’Iran. Selon un communiqué militaire, ses soldats ont « identifié cinq combattants » dans deux secteurs distincts – Zawtar Al-Sharqiya et la crête d’Ali Al-Taher –, qui représentaient « une menace » et ont été « éliminés » par les forces aériennes et terrestres.
« Zone de sécurité »
Les hostilités sur le front libanais ont repris au début du mois de mars après des tirs du Hezbollah vers Israël, déclenchés en soutien à l’Iran visé par une offensive israélo-américaine. L’armée israélienne a alors mené de vastes frappes au Liban et déployé des troupes. Elle occupe désormais ce qu’elle appelle une « zone de sécurité » d’une dizaine de kilomètres de profondeur à partir de la frontière, censée protéger les habitants du nord d’Israël.
« Nous devons rester dans la zone de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza, pour une durée indéterminée, afin de défendre nos habitants et nos communautés », a ajouté le ministre de la défense israélien, Israel Katz, lors d’une cérémonie de remise des diplômes dans une académie militaire.
« Nous nous opposons au retrait de nos troupes (…) malgré les pressions existantes et celles à venir », a insisté M. Katz, face aux exigences iraniennes d’un retrait total.
Discussions à Washington
Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, présent à ses côtés, a lui aussi répété que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire ». « J’ai clairement dit à l’armée israélienne : vous disposez d’une totale liberté d’action. »
Sous la pression des Etats-Unis, des responsables libanais ont commencé en avril des discussions directes avec Israël à Washington, les premières depuis des décennies. Une cinquième session de pourparlers, qui devait prendre fin jeudi, s’est ouverte cette semaine. Ces négociations se poursuivront finalement vendredi. « Les deux parties reprendront demain (…) pour continuer leur travail en vue d’un accord », a déclaré, jeudi, le département d’Etat à l’AFP. Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a évoqué des avancées. « Je pense que nous sommes très près d’obtenir un engagement d’intention de la part des deux pays », a-t-il affirmé aux journalistes lors d’une visite à Bahreïn.
Interrogé sur ces avancées, M. Mencer a seulement répondu aux journalistes que « notre responsabilité est envers nos citoyens du Nord ainsi qu’envers l’ensemble d’Israël. Nous ne permettrons à aucune force terroriste de s’approcher de notre frontière ».
« Cela signifie que tout redéploiement des forces de Tsahal [l’armée israélienne] surviendra après – et non avant – la démilitarisation du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah », a-t-il insisté.
(Avec les agences de presse du 26 juin 26)

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