Le ministre des affaires étrangères a expliqué avoir appuyé son signalement à partir d’un rapport demandé au consul général de France en Turquie, qui « fait état de violences sexuelles, d’exposition au froid, de coups et d’humiliations répétées ».
Jean-Noël Barrot a annoncé, vendredi 29 mai, avoir saisi la justice française pour les mauvais traitements infligés aux membres français de la flottille pour Gaza lors de leur détention provisoire en Israël.
« J’ai décidé hier [jeudi] de saisir la procureure de la République, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale », a déclaré sur France Inter le ministre des affaires étrangères français. Il a expliqué avoir appuyé son signalement à la justice à partir d’un « rapport qu[’il a] demandé [au] consul général [de France] en Turquie, qui a fait état de violences sexuelles, d’exposition au froid, de coups, mais aussi d’humiliations répétées à l’encontre de ressortissants français ».
« Autant de faits qui sont susceptibles de qualification pénale », a poursuivi M. Barrot. Le 23 mai, il avait annoncé que la France avait interdit l’accès à son territoire au ministre de la sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la flottille agenouillés et mains liées, à la suite de leur interception en mer et de leur placement en détention dans le sud d’Israël.
« Simulacre de condamnation »
Peu avant l’annonce du signalement à la justice du ministre des affaires étrangères, les avocates des membres français de la flottille ont dénoncé, vendredi, le « simulacre de condamnation » de ces actes par la France et annoncé leur refus de rencontrer le ministre des affaires étrangères pour évoquer la question.
Les avocates ont annoncé par ailleurs leur intention de « déposer plainte pour les violences subies par les membres de la flottille dans les prochains jours pour les humiliations, violences, viols et actes de torture dénoncés ».
Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie le 14 mai avec pour objectif de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.
Les autorités israéliennes ont annoncé l’interpellation de 430 militants – dont 37 Français – à bord des bateaux ; ces personnes ont toutes été expulsées le 21 mai.
Avec les agences de presse du 29 mai 26

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