Le ministre de la Défense pakistanais, Khawaja Muhammad Asif, accuse Israël de commettre un « génocide » au Liban. L’État « diabolique », dont le gouvernement est dirigé par Benyamin Netanyahou, est une « malédiction pour l’humanité », selon le ministre.
Alors que le Pakistan, médiateur à l’origine du cessez-le-feu accepté par les États-Unis et l’Iran, doit accueillir à partir de ce vendredi des négociations entre Téhéran et Washington, cette prise de parole symbolise la tension créée par Israël, derrière la plus grande opération de bombardements ayant touché le Liban depuis le lancement de la guerre.
Un message que les services du premier ministre israélien ont qualifié de « honteux » : « Ce ne sont pas des déclarations qui peuvent être tolérées de la part de n’importe quel gouvernement, particulièrement d’un qui se revendique comme médiateur neutre pour la paix. »
La ville libanaise de Sarafand bombardée deux fois depuis l’aube
L’agence de presse nationale libanaise (NNA) rapporte qu’Israël a bombardé à deux reprises la ville de Sarafand (sud du Liban) depuis l’aube. Les forces armées israéliennes ont également ciblé la zone de Khirbat al-Duwayr, à la périphérie d’al-Baysariyah (nord du Litani). La chaîne Al Jazeera rapporte enfin des maisons ont été touchées dans la ville de Haneen, toujours au sud du Liban.
73 pays demandent une enquête sur la mort de Casques bleus à l'ONU
Touchée par la guerre au Moyen-Orient avec la mort de trois Casques bleus indonésiens, Jakarta a envoyé une déclaration au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), afin que soit menée une enquête approfondie sur les attaques survenues dans le sud du Liban. Outre les morts des Casques bleus indonésiens, plusieurs autres soldats indonésiens – ainsi que des ressortissants français, ghanéens, népalais et polonais – ont été blessés.
« La sûreté et la sécurité des Casques bleus sont non négociables, a rappelé le représentant permanent de l’Indonésie auprès des Nations unies, Umar Hadi, lors de la lecture du texte, à New York. Nous exhortons le Conseil de sécurité de l’ONU à utiliser tous les instruments à sa disposition pour renforcer la protection des forces de maintien de la paix face à une situation de plus en plus dangereuse. »
Le ministère des Affaires étrangères à Jakarta a annoncé que 73 pays et nations observatrices de l’ONU soutenaient la déclaration. « Les pays contributeurs de troupes appellent à la fin des violences au Liban, à la désescalade des tensions et encouragent toutes les parties à retourner à la table des négociations pour parvenir à un règlement pacifique », a soutenu Umar Hadi.

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