Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant général Eyal Zamir, a assumé ce que le monde a pu observer depuis trois jours : « L’armée israélienne est en état de guerre. Nous ne sommes pas en cessez-le-feu sur le front nord. » Tandis que les bombardements sur le Liban se poursuivent, voire s’intensifient, le représentant de l’armée israélienne s’est rendu jeudi près de la ville de Bint Jbeil, dans le sud du pays.
« Nous continuons d’opérer ici sur ce front – c’est notre priorité opérationnelle principale », a ainsi déclaré Eyal Zamir, avant d’ajouter qu’Israël pouvait également reprendre les opérations en Iran « à tout moment et avec une grande intensité ». Le lieutenant général a par la suite repris à son compte la communication du gouvernement israélien pour justifier le massacre de civils : « nous éliminons la menace directe pesant sur nos communautés » – y comprendre le Hezbollah. L’armée israélienne « continue d’approfondir ses acquis et d’élargir ses opérations », s’est-il ainsi félicité, affirmant que l’organisation proche de l’Iran « est profondément touchée ».
L'Ukraine a abattu des drones iraniens au Moyen-Orient, confirme Volodymyr Zelensky
Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, a annoncé que des militaires ukrainiens avaient abattu des drones Shahed de conception iranienne dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Le chef d’État a fait sa première déclaration publique concernant ces opérations mercredi, auprès de journalistes soumis à un embargo jusqu’à ce vendredi.
Si Volodymyr Zelensky n’a pas précisé les pays concernés par les opérations ukrainiennes, il a souligné que du personnel ukrainien opérait bien dans plusieurs pays, contribuant à renforcer leurs systèmes de défense aérienne. Il avait précédemment affirmé que 228 experts ukrainiens avaient été déployés dans la région.
En échange, l’Ukraine reçoit des armes pour protéger son infrastructure énergétique, ainsi que du pétrole, du diesel et, dans certains cas, des arrangements financiers, a précisé le dirigeant ukrainien. « Nous aidons à renforcer leur sécurité en échange de contributions à la résilience de notre pays, a-t-il affirmé. Cela va bien au-delà du simple fait de recevoir de l’argent. »
Un mort et un blessé dans un bombardement israélien au Liban
L’agence de presse nationale libanaise (NNA) rapporte qu’un bombardement israélien sur la ville de Hanawya, dans le sud du pays, a causé un mort et un blessé. Outre les premières attaques menées par Tel-Aviv plus tôt dans la matinée, trois zones du district de Tyr ont aussi été la cible de bombardements.
Le président du Conseil iranien des relations étrangères mort de ses blessures
Le président du Conseil iranien des relations étrangères et ancien ministre des Affaires étrangères, Kamal Kharrazi, est mort des suites de blessures subies lors de bombardements, annoncent les médias d’État iraniens. Conseiller clé de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, Kamal Kharrazi serait la dernière personnalité gouvernementale de haut rang tuée dans le cadre de la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis.
L'OMS alerte sur les ordres d'évacuation « impossibles » d'Israël concernant les hôpitaux libanais
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exhorté, sur X, Israël à lever l’ordre de déplacements forcés qui pèse sur le quartier de Jnah à Beyrouth. De fait, la zone abrite « deux grands hôpitaux de référence : l’hôpital universitaire Rafik Hariri et l’hôpital Al Zahraa ».
Selon l’ex-ministre de la Santé et des Affaires étrangères d’Éthiopie, « aucun autre établissement médical n’est disponible pour accueillir les quelque 450 patients de ces deux hôpitaux (dont quarante en soins intensifs) ». Leur évacuation serait ainsi « impossible sur le plan opérationnel », alerte Tedros Adhanom Ghebreyesus. Alors que les deux établissements « fonctionnent à pleine capacité », depuis les bombardements massifs du 8 avril, « cette zone abrite également cinq centres d’accueil accueillant plus de 5 000 personnes », rappelle le directeur de l’OMS.
Vidéo
Alors que Tel-Aviv souhaite créer des « zones de sécurité » et une zone tampon au sein même du territoire libanais, son armée a été surprise par les combats menés par le mouvement islamiste du Hezbollah. Elle révise depuis ses objectifs alors que tous les villages frontaliers sont détruits. Pierre Barbancey, grand reporter, envoyé spécial au Liban pour l'Humanité, témoigne au micro de Théo Bourrieau.

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