Cibler les journalistes est un crime injustifiable.

 

Des organisations de défense des droits humains ont condamné l'assassinat délibéré de journalistes par l'ennemi israélien au Liban et à Gaza, visant à empêcher la vérité d'atteindre l'opinion publique israélienne et internationale. Elles considèrent ces actes comme un crime s'inscrivant dans une politique systématique de ciblage des journalistes qui révèlent les crimes et les pertes d'Israël.
Dans un communiqué, elles ont notamment évoqué l'assassinat du journaliste Ali Shuaib, de la journaliste Fatima Fatouni et de son frère, le photographe Muhammad, à la fin de la semaine dernière, révélant ainsi que le nombre de journalistes tués par l'ennemi au Liban depuis le début de son agression s'élève à quinze, tandis qu'à Gaza, ce nombre dépasse les deux cents.
Le communiqué précise également que les attaques ne se sont pas limitées à des meurtres, l'ennemi ayant arrêté 69 journalistes, tandis que « plus de 150 journalistes et photographes libanais ont été contraints de fuir leurs domiciles dans les zones ciblées, notamment dans la banlieue sud, le sud et la Bekaa », soulignant que le ciblage des journalistes a eu lieu malgré le fait qu'ils « portent clairement leur badge de presse sur la tête et la poitrine, ce qui les rend identifiables de loin », et notant que certains d'entre eux ont été pris pour cible alors qu'ils dormaient, comme ce fut le cas à Hasbaya.
Il a considéré ces actions comme une violation flagrante du droit international, qui garantit la liberté d'opinion, d'expression et d'accès à l'information sans restriction indue, conformément à la Déclaration universelle des droits de l'homme et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il a ajouté qu'elles violaient également le droit international humanitaire, qui garantit la protection des journalistes en tant que citoyens, conformément au Protocole additionnel I aux Conventions de Genève.
Les organisations de défense des droits humains se sont interrogées sur la participation des journalistes visés aux hostilités et, le cas échéant, sur leur rôle, soulignant que les attaques dont ils ont été victimes sont injustifiables.
Elles ont également rappelé la résolution 2222 du Conseil de sécurité des Nations unies de 2015, qui condamne les attaques contre les journalistes et affirme la nécessité de les protéger et de traduire les responsables en justice, en soulignant le rôle de l'UNESCO dans la promotion de la liberté de la presse et la lutte contre l'impunité.
Dans leur déclaration sur les droits humains, les organisations affirment que le meurtre de journalistes au Liban et à Gaza constitue un crime de guerre au sens du Statut de Rome de la Cour pénale internationale et peut également être qualifié de crime contre l'humanité, compte tenu du ciblage délibéré de civils. Elles soulignent que l'impunité persistante encourage la répétition de ces violations.
Ces organisations appellent plusieurs instances internationales, dont le Conseil des droits de l'homme et le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, à « prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ces violations et traduire les responsables en justice », tout en exhortant « les médias du monde entier à se montrer solidaires des journalistes au Liban et à Gaza ».
La déclaration sur les droits humains conclut en insistant sur la nécessité pour les peuples libres d'agir contre ces « violations qui s'attaquent à la vérité et à la justice ».

(Correspondance locale - Beyrouth, le 02 avril 2026)

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