La France participerait à l’armement d’Israël à hauteur d’1 %, c’est déjà trop

 

« Le commerce d’armement auquel Milipol participe tue. Et il tue aujourd’hui à Gaza », dénoncent les associations.© Lafargue Raphael/ABACA
Le ministère israélien de la Défense a décidé de mettre fin à ses livraisons d’armes à la France comme aux importations israéliennes de matériel militaire français. On pensait que c’était fait, officiellement. Mais non, ça continuait.
On l’apprend par un discret entrefilet des Échos. Le ministère israélien de la Défense a décidé de mettre fin à ses livraisons d’armes à la France comme aux importations israéliennes de matériel militaire français. On pensait que c’était fait, officiellement. Mais non, ça continuait.
Ce qui est rassurant, toutefois, nous dit-on, c’est que cette « rupture » avec Israël aura « peu d’effet sur les ventes d’armes françaises », comme sur notre industrie de défense. Les exportations d’Israël qui nous sont destinées concernent surtout des technologies de pointe comme des microdrones, merci.
À l’inverse, nos exportations de matériel qui ne sont pas des systèmes d’arme complets, sans autres précisions qu’on aimerait tout de même connaître, arrivent ou arrivaient loin derrières celles des États-Unis avec 68 %, de l’Allemagne, cachottière, avec tout de même 31 %. Seulement I %. Tout juste une petite participation indirecte aux bombardements en cours sur le Liban et l’Iran, et à la destruction de Gaza avec 70 000 morts et des dizaines de milliers de blessés et de mutilés à vie… Ça se mesure comment, 1 % d’un génocide ?

Maurice Ulrich
L'Humanité du 02 avril 2026

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