53 violations commises par l'occupation contre des journalistes palestiniens en mars 2026

 

Le Syndicat des journalistes palestiniens a annoncé que les forces d'occupation israéliennes ont commis 53 crimes et violations contre des journalistes palestiniens au cours du mois de mars 2026. Ce mois a été marqué par l'assassinat de deux journalistes : Amal Shamali, correspondante de Qatar Radio dans la bande de Gaza, visée par une attaque directe contre sa tente, et Marwan Harzallah, employé de la Société palestinienne de radiodiffusion, décédé des suites de tortures et de négligence médicale dans les prisons israéliennes, en violation flagrante du droit international humanitaire.
Le Comité pour les libertés du Syndicat a mis en garde contre l'escalade dangereuse et systématique des attaques contre les journalistes palestiniens au cours du mois écoulé, soulignant que ces violations s'inscrivent dans une politique organisée visant à faire taire la voix palestinienne et à saper la liberté de la presse. Les violations se répartissent comme suit : 12 cas de détention et d’empêchement de couverture médiatique, 8 cas de ciblage direct avec des gaz lacrymogènes toxiques et des grenades sonores, 8 cas d’agression physique, 7 cas de confiscation et de destruction de matériel journalistique, 6 cas d’arrestation, 4 cas de perquisition au domicile de journalistes, 2 cas de menaces verbales, 2 cas d’enquête, 1 cas d’imposition d’une caution financière et 1 cas de menaces avec des armes.
Le comité a affirmé que le ciblage des journalistes, notamment les meurtres, les arrestations et les agressions physiques, constitue une escalade de violations graves équivalant à des crimes sérieux. Ceci témoigne de la détermination des autorités d'occupation à empêcher toute couverture médiatique indépendante, en particulier face à la multiplication des crimes et violations commis contre les civils palestiniens.
Il a souligné que ces crimes représentent une violation flagrante des Conventions de Genève et une atteinte directe aux principes du droit international humanitaire et aux conventions internationales garantissant la protection des journalistes en tant que citoyens dans l'exercice de leurs fonctions.
Le comité a appelé la communauté internationale, la Fédération internationale des journalistes et toutes les organisations de défense des droits humains et des médias à prendre des mesures immédiates et concrètes pour assurer la protection des journalistes palestiniens, à lancer des enquêtes internationales indépendantes et à traduire en justice les responsables de ces crimes, mettant ainsi fin à l'impunité.
Il a également appelé les médias internationaux à respecter leurs responsabilités professionnelles et déontologiques, à mettre en lumière les crimes commis contre les journalistes en Palestine et à ne pas se contenter d'une couverture fragmentée ou sélective. Le comité a affirmé que les tentatives visant à faire taire la vérité en ciblant les journalistes échoueront et que le journalisme palestinien continuera de remplir sa mission, quels que soient les défis, en transmettant la vérité et en défendant les droits du peuple palestinien.

(Correspondance locale - Al Qods, le 08 avril 2026)

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