Le Comité des libertés du Syndicat des journalistes palestiniens a recensé 122 violations, attaques et crimes contre des journalistes et des médias palestiniens en février 2026. Ces actes s'inscrivent dans un contexte de politiques de restriction et de ciblage direct du travail journalistique, notamment lors de la couverture d'événements sur le terrain en Cisjordanie et à Jérusalem.
Les données de surveillance et de documentation publiées par le Comité révèlent que les forces d'occupation israéliennes ont poursuivi leur ciblage systématique des journalistes en les empêchant de réaliser des reportages sur le terrain, en tirant à balles réelles, en utilisant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, en plus de procéder à des arrestations, des convocations et diverses mesures punitives, dans le but d'entraver la diffusion de la vérité et de restreindre le travail des médias.
Selon le rapport, les cas d'empêchement de reportage et de détention de journalistes figurent en tête de liste des violations, avec 52 cas recensés de journalistes empêchés d'exercer leur métier et détenus alors qu'ils étaient en service dans divers endroits, en particulier dans des zones d'incursions militaires ou lors de la couverture d'attaques de colons. Le comité a également recensé 17 cas d'expulsion arbitraire de journalistes qui couvraient des événements dans les cours et aux alentours de la mosquée Al-Aqsa, dans le cadre d'une politique visant à limiter la couverture médiatique de ce qui se passe à Jérusalem et à la mosquée Al-Aqsa, en particulier avant le début du mois de Ramadan.
Le rapport documente également huit cas de journalistes pris pour cible par des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, ainsi que six cas de journalistes essuyant des tirs alors qu'ils couvraient des événements sur le terrain, ce qui constituait une menace directe pour leur vie et leur sécurité.
Concernant les arrestations et les poursuites judiciaires, le Comité pour les libertés a recensé sept arrestations de journalistes, six comparutions devant les tribunaux et six convocations et interrogatoires. Le Comité a qualifié ces actions d'instrumentalisation des procédures judiciaires arbitraires pour faire pression sur les journalistes et restreindre leur travail.
Par ailleurs, cinq perquisitions ont été menées au domicile de journalistes et de médias, et cinq sites d'information en ligne ont été bloqués, une mesure visant à limiter la diffusion de l'information palestinienne.
Le rapport documente également quatre cas de vandalisme ou de confiscation de matériel contre des journalistes, ainsi que trois cas d'agressions physiques contre des journalistes en service. Il fait également état de deux journalistes ayant écopé d'amendes et d'un journaliste empêché de voyager. Le Comité pour les libertés du Syndicat des journalistes palestiniens a confirmé que ces chiffres témoignent d'une dangereuse escalade des violations commises contre les journalistes palestiniens. Le Comité a souligné que le ciblage des journalistes constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et des conventions internationales garantissant la liberté de la presse et la protection des journalistes dans l'exercice de leurs fonctions.
Le Comité a appelé les organisations internationales œuvrant pour la liberté de la presse et les droits humains à intervenir d'urgence afin d'assurer la protection des journalistes palestiniens, de faire pression sur les autorités d'occupation pour qu'elles cessent les violations dont ils sont victimes et de garantir qu'ils puissent exercer leur métier librement et en toute sécurité.
(Correspondance locale - Al Qods, le 11 mars 2026)

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