Face aux tentatives d’instrumentalisation d’Israël et des États-Unis, les forces kurdes cherchent la meilleure voie

 

Alors que les États-Unis et Israël tentent de les instrumentaliser pour faire tomber le régime de Téhéran, plusieurs partis kurdes iraniens ont formé une coalition, mais ne se sont pas prononcés, pour l’heure, sur leur engagement dans cette guerre.
Dix jours après le déclenchement par les États-Unis et Israël d’une guerre contre l’Iran, la stratégie mise en œuvre reste floue. Pas tant celle de Tel-Aviv – qui fait de la destruction de ce pays une fin en soi – que celle de Washington. Marco Rubio, le secrétaire d’État, affirmait d’ailleurs le 2 mars : « Nous savions qu’il y aurait une action israélienne ; nous savions que cela déclencherait une attaque contre les forces américaines, et nous savions que, si nous ne les attaquions pas préventivement avant qu’ils ne lancent ces attaques, nous subirions des pertes plus importantes. »
Ou comment la première puissance mondiale se laisse prendre dans un engrenage qui risque de pulvériser tout le Moyen-Orient et touche déjà l’économie mondiale. Le même flou demeure s’agissant d’une possible intervention au sol, étant entendu qu’un changement de régime iranien – but de plus en plus évoqué par la Maison-Blanche – nécessite une intervention terrestre. Ces derniers jours, l’armée israélienne a mené des bombardements contre des avant-postes militaires et policiers iraniens le long de sa frontière avec l’Irak.
À mesure que la campagne aérienne progressait, des informations ont fuité suggérant que la dimension terrestre de la guerre serait exécutée non pas directement par les troupes états-uniennes ou israéliennes, mais par des groupes d’opposition kurdes opérant depuis des bases situées dans la région du Kurdistan irakien.

(Avec les agences de presse du 09 mars 26)

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