En Cisjordanie, l’armée israélienne tue sans justification une famille palestinienne

 

Dans le nord de la Cisjordanie occupée, un couple de Palestiniens et leurs deux garçons de 5 et 7 ans ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par des tirs de l’armée israélienne. Un crime qui s’ajoute à la longue liste du gouvernement d’extrême-droite, dirigé par Benyamin Netanyahou.
Un crime de plus à ajouter à la longue liste du gouvernement israélien. Dans le nord de la Cisjordanie occupée, un couple de Palestiniens, un homme de 37 ans et sa femme de 35 ans, ainsi que leurs deux garçons de 5 et 7 ans ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par des tirs de l’armée israélienne.
La famille Odeh qui habitait à Tammun, dans le nord de la vallée du Jourdain était partie acheter des vêtements à Naplouse pour fêter l’Aïd al-Fitr. « Il était déjà minuit passé, quand ils ont donc pris le chemin du retour : Khaled, 11 ans, l’aîné, à l’arrière avec Mustafa, 8 ans, et Muhammad, 5 ans. Othman, 6 ans, aveugle et incapable de marcher ou de se nourrir seul, assis sur les genoux de sa mère, Waad, âgée de 35 ans, à l’avant » et leur père, Bani, 37 ans, raconte le New York Times.

« Rien ne peut justifier ces tirs nourris et aveugles »
À quelques minutes de chez eux, au coin d’une rue, une rafale assourdissante de coups de feu les a tués. Selon plusieurs témoins oculaires, les soldats ont ouvert le feu de manière intensive sans raison. Seul le troisième enfant, Khaled, a survécu à l’attaque. Il a témoigné qu’après la fusillade, « un soldat l’avait sorti de la voiture, l’avait frappé et lui avait dit : “On a tué des chiens” », détaille Haaretz. Le quotidien condamne dans son éditorial : « La responsabilité incombe au haut commandement des Forces de défense israéliennes, à la police israélienne et au gouvernement israélien. Les excuses ne serviront à rien : sans aucune justification, une unité d’infiltration de la police des frontières en Cisjordanie a ouvert le feu sur une voiture qui transportait innocemment un père, une mère et quatre enfants rentrant chez eux. »
Le porte-parole de l’armée israélienne a tenté de justifier ce crime de plus en évoquant que le véhicule « avait accéléré en direction des soldats » et que l’unité « s’était sentie menacée ». Un proche de la famille a interpellé l’armée : « Un père, une mère et quatre enfants. Qui pourrait bien accélérer ? C’est un meurtre de sang-froid. » Haaretz affirme que « les soldats n’étaient pas en danger, et même s’ils l’avaient perçu, rien ne peut justifier ces tirs nourris et aveugles ».
Alors que le siège de Gaza se poursuit, la vie des Palestiniens en Cisjordanie n’a guère plus de valeur, aux yeux de colons, de l’armée, ou du gouvernement. Les attaques se multiplient (six Palestiniens tués depuis début mars par des tirs de colons), souvent sous le regard passif, voire avec la complicité des militaires, ces derniers s’y mettent aussi directement. D’après un décompte de l’Agence France-Presse fondé sur les chiffres de ce ministère, au moins 1 045 Palestiniens ont été tués par des soldats ou des colons israéliens en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza, en octobre 2023.

(L'Humanité du 16 mars 2026)

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