Cibler l'Université libanaise est un crime de guerre…

 

La Fédération nationale révèle une vague de solidarité syndicale internationale et met en garde contre une guerre qui vise l'humain, le savoir et l'avenir du Liban.
Communiqué de la Fédération nationale des syndicats et des employés du Liban (FENASOL)

La Fédération nationale des syndicats et des employés du Liban condamne avec la plus grande fermeté l'agression sioniste en cours contre le Liban, qui a engendré une catastrophe humanitaire et sociale sans précédent, déplaçant plus de 1,5 million de Libanais et de résidents, et détruisant des quartiers résidentiels, des infrastructures, des sites de production et les moyens de subsistance de milliers de travailleurs et de familles.
Cette agression ne se limite pas au ciblage des habitations, des lieux de travail et des biens essentiels, mais s'étend aux établissements d'enseignement et aux centres d'apprentissage et de savoir, comme en témoigne le grave crime perpétré à l'attentat à la bombe contre un campus de l'Université libanaise et le martyre de plusieurs professeurs d'université.
Le ciblage des universités et des professeurs est un signe extrêmement inquiétant que cette agression pourrait s'étendre aux écoles, aux universités, aux scientifiques et aux institutions éducatives, dans une tentative flagrante de saper les fondements de la société libanaise et son avenir scientifique et culturel.
Dans ce contexte, la Fédération nationale a reçu de nombreuses déclarations de condamnation, de dénonciation et de solidarité syndicale internationale de la part de nombreux syndicats et fédérations du monde entier, notamment de France, d'Espagne, d'Italie, de Turquie, du Kenya et d'Algérie, ainsi que des messages de solidarité de la Confédération syndicale internationale et de la Confédération syndicale arabe. Tous ont exprimé leur rejet catégorique de ces crimes commis contre le peuple libanais et sa classe ouvrière.
La Fédération nationale a également reçu une déclaration de condoléances, de condamnation et de dénonciation de la CGT France et de la Fédération française de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FO-ESR), qui ont fermement condamné le bombardement d'un centre universitaire libanais à Beyrouth et le martyre qui en a résulté pour plusieurs professeurs d'université, considérant le ciblage des universités et des scientifiques comme une grave atteinte au savoir et aux valeurs humaines et culturelles. Le syndicat français a également présenté ses plus sincères condoléances aux familles des professeurs martyrs et à la communauté universitaire libanaise, réaffirmant sa pleine solidarité avec les universitaires, chercheurs et étudiants libanais face à cette agression.
Le Syndicat national réitère sa position, déjà exprimée dans ses communiqués et courriers adressés aux organisations internationales et syndicales, selon laquelle l'agression contre le Liban constitue une violation flagrante du droit international humanitaire et de toutes les conventions internationales protégeant les civils, les travailleurs et les établissements d'enseignement en période de conflit.
La Fédération nationale tient à remercier le gouvernement espagnol pour sa position progressiste face à l'agression et sa décision de rappeler son ambassadeur auprès de l'entité sioniste. Cette position témoigne du respect du droit international et constitue une victoire pour les valeurs de justice et de droits humains. La Fédération salue également les syndicats espagnols, notamment la CCOO, ainsi que tous les syndicats et fédérations du monde entier qui ont exprimé leur solidarité avec le Liban, son peuple et sa classe ouvrière.
Face à cette phase périlleuse d'agression, la Fédération nationale des syndicats et des employés du Liban affirme que la véritable force du Liban réside dans l'unité de son peuple et la solidarité de ses forces sociales, syndicales et nationales. Faire face à cette agression exige une cohésion interne maximale parmi les travailleurs, les employés et tous les segments de la société, en plaçant l'intérêt national au premier plan et en restant unis pour défendre le Liban, son peuple et ses institutions éducatives, économiques et sociales.
La Fédération nationale souligne que l'agression visant les foyers, les travailleurs, les universités et les écoles ne brisera pas la volonté du peuple libanais. Au contraire, cela renforcera leur détermination à défendre leur droit à la vie, à la dignité et à la souveraineté, ainsi que leur unité dans la défense de leur pays et de l'avenir de leurs générations. Le mouvement syndical libanais, de concert avec le mouvement syndical international, restera mobilisé pour défendre les travailleurs, leurs droits, la dignité humaine et le droit des peuples à la vie, à l'éducation, au travail et à la liberté.

Gloire aux martyrs
Liberté pour le peuple
Victoire pour les droits des travailleurs

Beyrouth, le 13 mars 2026
Fédération nationale des syndicats et des employés du Liban (FENASOL)

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