Des bombardements dans le centre de Téhéran à proximité d’une manifestation pour la Palestine

 

D’importantes explosions dues à des bombardements ont été entendues dans le centre de Téhéran, selon la télévision d’État iranienne. Elle ajoute que l’opération militaire a visé des cibles situées à une « courte distance » d’un rassemblement en soutien au peuple palestinien.
Si l’auteur de ces bombardements n’a pas été précisé par la télévision iranienne, Israël a annoncé s’attaquer à Téhéran ce vendredi matin et a appelé la population à évacuer deux zones au cœur de la capitale, en prévision de frappes sur des « infrastructures militaires du régime iranien » dans les « prochaines heures ».

La Croix-Rouge chinoise va fournir 200 000 dollars à l’Iran dans un but humanitaire
Le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé que la Croix-Rouge chinoise va verser 200 000 dollars à son équivalent iranien. Pékin a aussi confirmé poursuivre son assistance auprès du peuple iranien, « dans un esprit d’humanité ».

24 000 écoles, commerces et résidences iraniennes ravagés par la guerre, selon le Croissant-Rouge iranien
L’agence de presse iranienne IRNA rapporte, citant un bilan provisoire du Croissant-Rouge iranien, que 24 531 « unités civiles » ont été endommagées. Tandis que les bombardements israéliens et états-uniens se poursuivent, seize centres du Croissant-Rouge ont été endommagés, ainsi que 21 véhicules de secours et 19 ambulances. Au moins 69 écoles – causant des blessures chez 195 enseignants et élèves -, 19 775 unités résidentielles et 4 511 bâtiments commerciaux ont également été ravagés.

Le crash d'un avion de ravitaillement états-unien en Irak fait quatre morts
Sur les six membres d’équipage de l’avion militaire états-unien KC-135 de ravitaillement aérien qui s’est écrasé jeudi dans l’ouest de l’Irak, seuls deux d’entre eux ont survécu. Alors qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce crash, le commandement central états-unien (CENTCOM) a assuré ce vendredi qu’il n’avait été causé ni par des tirs iraniens, ni par des tirs alliés accidentels.
Il s’agit du quatrième avion que les Etats-Unis ont perdu depuis le lancement de leur guerre illégale avec Israël contre l’Iran, le 28 février. Trois chasseurs de l’US Air Force ont été également abattus par erreur début mars par les défenses aériennes koweïtiennes.

De violentes explosions secouent Téhéran, toujours visée par les bombardements israéliens
Une série de puissantes explosions ont secoué Téhéran, dans la matinée vendredi. Ces bombardements d’une rare intensité se sont produits vers 7 h 30 (heure française). Au même moment, sur la messagerie Telegram, l’armée israélienne a annoncé avoir lancé une attaque à grande échelle « visant (des) infrastructures » dans la capitale iranienne.

Les États-Unis autorisent l’achat du pétrole russe sous sanctions pendant 30 jours
Les États-Unis ont accordé une dérogation de trente jours afin d’autoriser l’achat du pétrole russe sous sanctions bloqué en mer. Une mesure visant, officiellement, à stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie ébranlés par la guerre déclenchée en Iran et au Liban.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que cette mesure visait à atténuer les tensions sur l’offre, les prix du pétrole ayant flambé suite à l’offensive militaire enclenchée par Washington et Tel-Aviv et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz étant perturbé. Les États-Unis ont également annoncé l’utilisation de 172 millions de barils provenant de leurs réserves stratégiques de pétrole.

Donald Trump affirme que les États-Unis détruisent « totalement le régime terroriste iranien »
« Nous sommes en train de détruire le régime terroriste iranien, militairement, économiquement et à tous les niveaux, a affirmé le président des États-Unis, Donald Trump, sur son réseau Truth Social. La marine iranienne a disparu, son armée de l’air n’existe plus, ses missiles, ses drones et tout le reste sont anéantis, et ses dirigeants ont été rayés de la carte. » Le locataire de la Maison Blanche tente ainsi de contredire les critiques dont il est la cible jusqu’au sein des rangs du Parti républicain.

L’Otan détruit un troisième missile iranien dans l’espace aérien turc
Deux autres missiles avaient déjà été interceptés par l’alliance transatlantique lundi et la semaine dernière. Dans un communiqué publié vendredi, le ministère turc de la Défense a annoncé la destruction d’un troisième missile balistique iranien dans l’espace aérien turc. « Un missile balistique tiré d’Iran et entré dans l’espace aérien turc a été neutralisé par les éléments de défense aérienne et antimissile de l’Otan déployés en Méditerranée orientale », a-t-il déclaré.
« Toutes les mesures nécessaires sont prises avec fermeté contre toutes les menaces visant le territoire et l’espace aérien turcs et des discussions sont en cours avec le pays concerné afin de clarifier tous les aspects de l’incident », a ajouté le ministère. Mardi, la Turquie a indiqué qu’un système de défense antiaérien Patriot avait été déployé dans le centre du pays, au lendemain de l’interception du deuxième missile.

(Avec les agences de presse du 13 mars 2026)

Larijani et de hauts responsables de la sécurité iranienne apparaissent en public et circulent librement dans Téhéran.

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, et d'autres hauts responsables iraniens ont fait des apparitions publiques et circulé librement dans la capitale iranienne, Téhéran, vendredi 13 mars, malgré l'escalade des tensions entre Israël et les États-Unis.
Quelques heures seulement après que le président américain Donald Trump a menacé de « voir ce qui arrivera à la racaille iranienne », de hauts responsables du régime à Téhéran ont choisi d'envoyer un message de défi en participant à un rassemblement organisé dans la ville pour commémorer la Journée de Qods.
Les chefs des services de sécurité et du système judiciaire ont été vus marchant ouvertement parmi la foule, sans manifester ni crainte ni dissimulation.
Selon des médias israéliens, les images en provenance de Téhéran vendredi témoignent d'une volonté de démontrer une maîtrise totale de la situation. Malgré l'intense pression militaire exercée sur le pays, les hauts responsables du régime ne se sont pas retranchés dans des espaces clos, mais se sont au contraire aventurés au cœur de la ville.

Parmi les dirigeants iraniens ayant participé à la manifestation figuraient :
Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, aperçu au milieu des manifestants sans escorte policière importante.
Le président iranien Massoud Pezeshkian.
Le chef de la police iranienne, Ahmad Radan, est apparu très à l’aise, marchant librement, discutant avec les passants et accordant des interviews aux médias.
Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, s’est joint à la manifestation et a apporté son soutien aux protestataires.
Le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami.

(Correspondance locale, Al Qods, le 13 mars 2026)

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