Les forces d'occupation israéliennes ont poursuivi leurs violations de l'accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza mercredi matin 18 février 2026, premier jour du mois sacré du Ramadan, en tirant à balles réelles et en effectuant des tirs d'artillerie dans différentes zones de la bande.
Des tirs d'artillerie ont visé la partie orientale du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza.
Des sources locales ont rapporté que des véhicules militaires israéliens ont ouvert le feu sur les quartiers orientaux de la ville de Gaza, simultanément à des tirs d'artillerie visant les mêmes zones.
Des véhicules militaires israéliens ont également ouvert le feu à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza.
Par ailleurs, des véhicules militaires israéliens ont ouvert le feu près du point de passage de Morag, au nord de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Dans ce contexte, le Centre palestinien pour les personnes disparues et victimes de disparition forcée a alerté sur le fait que l'arrivée du Ramadan aggrave les souffrances des familles des disparus dans la bande de Gaza, compte tenu de l'incertitude juridique et humanitaire persistante qui entoure le sort de plus de 7 000 personnes depuis le 7 octobre 2023.
Dans un communiqué de presse, le Centre a expliqué que certains disparus seraient ensevelis sous les décombres ou dans des zones difficiles d'accès, tandis que d'autres seraient vraisemblablement détenus dans des centres de détention israéliens sans aucune information précise sur leur lieu de séjour ni leur état de santé.
Le Centre a souligné que le fait de dissimuler des informations constitue une violation du droit à l'information en vertu du droit international humanitaire et entrave le droit des familles à des funérailles dignes, à la justice et à ce que justice soit faite, en particulier lors de périodes de recueillement comme le Ramadan, qui mettent en lumière l'impact psychologique et juridique de l'absence des disparus sur les familles.
Le Centre a appelé à une pression internationale accrue afin d'obtenir la divulgation complète et immédiate du sort de tous les disparus et de permettre aux équipes de la protection civile d'accéder aux sites de destruction et de mener des opérations de recherche médico-légale à l'aide de techniques d'identification telles que les tests ADN. Il a souligné que l'ambiguïté persistante entourant les personnes disparues transforme leur tragédie en une plaie ouverte, laissant des milliers de familles prises entre une angoisse lancinante et un espoir fragile de retrouver leurs proches. Cette situation survient alors que l'occupation dissimule le nombre réel de prisonniers et de détenus civils et tente d'effacer les traces de ses crimes contre les civils.
Dans ce contexte, les Palestiniens de la bande de Gaza ont accompli les premières prières de Tarawih du Ramadan dans des conditions exceptionnelles, au milieu des décombres des mosquées et dans des espaces de prière improvisés sous des tentes. Ceci témoigne de l'immense destruction causée par la guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza depuis plus de deux ans, illustrant la souffrance des habitants et leur détermination à poursuivre leurs pratiques religieuses malgré les conditions extrêmement difficiles.
(Correspondance locale - Gaza, le 18 février 2026)
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