Liban - Les syndicats agricoles interpellent le Président : La condamnation seule ne suffit pas

 

La Fédération des syndicats agricoles a appelé à des mesures concrètes pour protéger les agriculteurs et leurs terres des attaques israéliennes, exhortant les instances internationales, les agences des Nations Unies et les organisations environnementales à assumer leurs responsabilités en matière de protection des civils.
Réagissant à la condamnation prononcée ce mercredi 04 février 26 par le Président Joseph Aoun des épandages de pesticides toxiques effectués par des avions israéliens sur des terres agricoles et des vergers dans plusieurs villages du Sud, la Fédération a affirmé dans un communiqué que la condamnation et la dénonciation sont « un devoir national nécessaire, mais ces prises de position restent insuffisantes si elles ne se traduisent pas par des mesures concrètes pour protéger les agriculteurs et leurs terres, compte tenu des attaques brutales et incessantes contre le secteur agricole, qui ciblent les bergers, les pêcheurs, les champs, les arbres et les moyens de subsistance ».
La Fédération a exprimé « sa reconnaissance et sa loyauté envers le peuple et les agriculteurs patients et courageux du Sud-Liban, de Chebaa et Arqoub à Khiam et Naqoura, qui font face quotidiennement à des attaques et s'accrochent à leurs terres malgré les graves dangers ». Le syndicat a souligné la gravité du récent épandage de pesticides toxiques, mettant en garde contre ses effets catastrophiques sur les terres, les sols, les nappes phréatiques, l'environnement et l'agriculture – des dommages à long terme difficiles à traiter ou à contenir.
Le syndicat a également fait référence au rapport du Syndicat des chimistes, qui confirme la dangerosité des produits utilisés et leurs répercussions sur la santé, l'environnement et l'agriculture. Il a insisté sur le fait que ces violations se produisent au vu et au su de tous, sous la couverture flagrante des États-Unis, sans qu'aucune mesure sérieuse ne soit prise pour les stopper ou pour que les responsables rendent des comptes.
Le syndicat a conclu en lançant un appel urgent aux instances internationales, aux agences des Nations Unies et aux agences environnementales afin qu'elles agissent immédiatement et assument leurs responsabilités en matière de protection des civils et des agriculteurs, et qu'elles mettent fin aux crimes environnementaux et agricoles commis contre le Liban. Il a demandé : « Comment les Libanais, et notamment les agriculteurs, peuvent-ils repousser cette agression, riposter aux dommages causés et protéger le pays et sa population face à cette inaction persistante ? »

(Correspondance locale - Naqoura, le 04 février 26)

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