Liban : Le ministère des Affaires étrangères documente les dégâts causés par les pesticides israéliens en vue de déposer une plainte auprès du Conseil de sécurité

 

Le ministère des Affaires étrangères et des Émigrants a annoncé que, conformément aux directives du Président de la République, il a entrepris les démarches nécessaires pour documenter les attaques israéliennes consistant en l'épandage de substances toxiques et de pesticides sur des terres agricoles et des vergers dans plusieurs villages libanais.
Dans un communiqué publié ce mercredi 04 février 26, le ministère a indiqué qu'il se coordonnera avec les ministères de l'Agriculture, de l'Environnement et de la Santé publique, ainsi qu'avec les organismes scientifiques et de recherche compétents, afin de constituer un dossier scientifique et juridique complet documentant ces graves violations.
Selon le communiqué, ce dossier permettra d'identifier la nature des substances utilisées et de vérifier leur conformité au droit international en les comparant aux listes de substances interdites par les accords et traités internationaux pertinents.
Le ministère des Affaires étrangères collaborera également avec les autorités compétentes pour documenter les zones touchées et évaluer les dommages et impacts sanitaires, environnementaux et agricoles qui en résultent, notamment leurs effets sur la santé humaine, les sols, la végétation et les ressources en eau.
Une fois ce dossier complet, le ministère des Affaires étrangères déposera une plainte officielle contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le président Joseph Aoun a condamné plus tôt dans la journée l'épandage de pesticides toxiques par des avions israéliens sur des terres agricoles et des vergers dans plusieurs villages frontaliers du sud, qualifiant cet acte d'agression de « violation flagrante de la souveraineté libanaise ».
La FINUL a annoncé lundi que l'armée israélienne l'avait informée dimanche matin de son intention de mener une opération aérienne consistant à larguer une substance chimique, qu'elle prétendait « non toxique », au-dessus de zones proches de la Ligne bleue. Cette annonce a contraint les forces de maintien de la paix à annuler plus de dix opérations et à rester à couvert.

(Correspondance locale - Beyrouth, le 04 février 26)

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