« Une reconnaissance de l’État de Palestine ne doit pas rester symbolique », plaident des ONG

 

« La reconnaissance d’un État de Palestine est essentielle , mais ne doit pas rester symbolique: il faut lui donner les moyens d’exister », ont estimé jeudi 12 juin 2025 à Paris plusieurs ONG à l’approche d’une conférence qui doit se tenir du 17 au 21 juin à New York.
« De quel État palestinien parle-t-on si la situation continue à être telle qu’elle est, avec d’un côté Gaza qu’on essaye d’anéantir et de l’autre côté une Cisjordanie où on a entre 600 et 700 000 colons? », a questionné Sarah Lecoq, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire, lors d’une conférence de presse.
« Sans peuple et sans terre à défendre, l’État de Palestine, tel qu’il est imaginé aujourd’hui par la communauté internationale, reste une illusion »,
a-t-elle insisté. « Il faut aborder la question des colonies illégales, de l’occupation par Israël du territoire palestinien, de l’apartheid qui a été mis en place au fil des années, et de l’impunité systématique dont jouit Israël aujourd’hui », a-t-elle poursuivi.
« Si la France décide de franchir le pas de la reconnaissance, cela ne doit pas être juste symbolique, la Palestine doit pouvoir avoir les moyens d’exister comme Etat », a estimé Mme Lecoq.
« Les ONG réclament des mesures concrètes : la fin du siège total de la bande de Gaza, un cessez-le-feu immédiat et permanent, l’accès immédiat et sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza, et bien sûr la libération des otages », a déclaré Pierre Motin, de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine.
« La conférence de New York fait suite à une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2024 qui exige notamment qu’Israël mette fin à sa présence illicite dans le Territoire palestinien occupé dans les 12 mois, et la fin des transferts d’armes et du commerce avec les colonies », a rappelé M. Motin.
« La France, qui a voté cette résolution, et souhaite se positionner comme leader mondial et européen sur ce sujet (...) a du mal à se donner les moyens de faire pression sur le gouvernement israélien », a-t-il estimé.

Roland RICHA
Avec l'Afp du 12 juin 2025

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