Mahmoud Khalil, libre !

 



Figure clé des manifestations propalestiniennes sur le campus de l’université Columbia, Mahmoud Khalil a été libéré vendredi 20 juin 2025 au soir après plus de trois mois de détention sur ordre d’un juge américain qui s’est dressé contre l’administration Trump.
« Trump et son administration ont choisi la mauvaise personne », a déclaré Mahmoud Khalil, revêtant un keffieh palestinien, à sa sortie du centre de détention pour immigrants de Jena, en Louisiane (sud) qu’il a qualifié de « musée témoignant des politiques racistes des Etats-Unis. Personne ne devrait être écroué pour dénoncer un génocide », a-t-il ajouté.
Depuis son arrestation à New York le 8 mars 2025, pour son rôle de porte-parole de la contestation contre la guerre à Gaza sur le campus new-yorkais, Mahmoud Khalil est devenu le symbole de la volonté du président américain Donald Trump de museler ce mouvement étudiant.
Après son interpellation par la police fédérale de l’immigration (ICE), Mahmoud Khalil, né en Syrie de parents palestiniens, titulaire d’une carte verte de résident permanent, avait été transféré à près de 2.000 kilomètres dans ce centre en Louisiane.
La semaine dernière, le juge Michael Farbiarz du tribunal fédéral du New Jersey, près de New York, avait décrété que « le gouvernement ne pouvait détenir M. Khalil en se basant sur les affirmations du secrétaire d’Etat Marco Rubio ». Selon ce dernier, « sa présence sur le sol américain posait potentiellement des conséquences sérieuses pour la politique étrangère » américaine.
En vertu de ces conditions de libération, Mahmoud Khalil ne sera pas autorisé à quitter le territoire américain, hormis dans le cas d’une démarche « d’auto-expulsion », et devra limiter ses déplacements à quelques Etats, dont celui de New York, où il réside, et celui du Michigan, d’où est originaire son épouse, qui a donné naissance à leur fils, Deen, alors qu’il était en détention.
« Après plus de trois mois, nous pouvons enfin pousser un soupir de soulagement et savoir que Mahmoud est sur le chemin du retour, auprès de moi et de Deen, qui n’aurait jamais dû être séparé de son père », a réagi son épouse Noor Abdalla, accusant le gouvernement Trump de « tenter de réduire au silence ceux qui dénoncent le génocide israélien à l’encontre des Palestiniens ».

Par Roland RICHA
Samedi, 21 juin 2025

« Trump et son administration ont choisi la mauvaise personne », a déclaré M. Khalil, revêtant un keffieh palestinien, à sa sortie du centre de détention pour immigrants de Jena, en Louisiane (sud) qu’il a qualifié de « musée témoignant des politiques racistes des Etats-Unis. Personne ne devrait être écroué pour dénoncer un génocide », a-t-il ajouté.

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