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| Paris, le 27 juin 2025. Muzna Shihabi est l’ex-conseillère de l’OLP, responsable de développement au Centre arabe de recherches et d’études politiques de Paris. © Livia Saavedra |
Dans sa croisade contre les voix se risquant à dénoncer le génocide perpétré à Gaza, Gilles-William Goldnadel a fait de Muzna Shihabi une cible privilégiée. L’avocat, qui a son rond de serviette sur les plateaux de CNews, aurait pourtant pu en rabattre un peu, après une condamnation de la justice, en juillet 2025, pour diffamation à l’encontre de la Franco-palestinienne, ancienne conseillère de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Loin de la contrition de mise, le voilà prêt à remettre un jeton dans la machine judiciaire, en faisant appel lors d’un procès qui se tient à la cour d’appel de Paris, ce 29 octobre.
Coupable du chef de diffamation publique
Le jugement de la 17e chambre du tribunal correctionnel était pourtant sans ambiguïté : en affirmant sur le plateau de CNews que Muzna Shihabi « était poursuivie par la justice française pour apologie du 7-Octobre », ce qui était mensonger, Gilles-William Goldnadel a tenu des propos « au caractère infamant » et « s’est rendu coupable du chef de diffamation publique envers un particulier ».
Mais voilà, ces quelques mots lâchés de « bonne foi » devant des milliers de téléspectateurs seraient, pour Goldnadel, une paille devant cette infamie : la Franco-Palestinienne aurait commis la faute de publier sur ses réseaux sociaux une vidéo d’un concert du Bataclan où ont fusé des « Free Palestine » dans le public.
Il ne faut pas s’y tromper : s’il la poursuit de ses attaques obsessionnelles, c’est parce qu’elle est mariée à Benjamin Barthe, journaliste au Monde, dont le polémiste n’a de cesse de décrédibiliser le traitement sur la question palestinienne.
Hayet Kechit
L'Humanité du 27 octobre 26

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