Le premier ministre israélien, en campagne pour des législatives qui s’annoncent serrées, a rejeté, le mois dernier, l’ultime étape du plan de paix, qui lie le désarmement du Hamas au retrait israélien.
L’Etat d’Israël n’a pas l’intention de retirer ses forces des zones qu’elles contrôlent dans la bande de Gaza, a annoncé, mercredi 2 septembre, Benyamin Nétanyahou, lors d’un rare déplacement dans l’enclave dévastée.
« Nous contrôlons la zone. Nous ne nous retirerons pas. Nous restons sur cette ligne. Nous contrôlons 60 % de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas, car nous éliminons, jour après jour, les terroristes qui nous menacent », a déclaré le chef du gouvernement.
Le premier ministre s’exprimait après avoir rencontré des soldats près de la ligne jaune, qui délimite la zone sous contrôle de l’armée israélienne, après son repli dans le cadre du cessez-le-feu très fragile en vigueur depuis octobre 2025. Lors de cette visite, la première depuis la trêve, il a réaffirmé son objectif de « désarmer le Hamas et de démilitariser Gaza ».
L’enclave « ne représentera plus une menace pour Israël. Cet objectif a, dans une large mesure, déjà été atteint. Mais il reste encore du travail à accomplir et nous l’achèverons », a ajouté M. Nétanyahou, venu pour la dernière fois en avril 2025.
Le désarmement du Hamas lié au retrait israélien
Ce déplacement intervient en pleine campagne pour les élections législatives en Israël, dans laquelle la question de la présence israélienne dans ce territoire palestinien joue un rôle central, alors que le président américain, Donald Trump, tente d’arracher un accord pour tourner la page de la guerre qui a éclaté après les attaques sans précédent du 7 octobre 2023, menées par le Hamas.
Confronté à un scrutin qui s’annonce très serré, M. Nétanyahou a rejeté le mois dernier l’ultime étape du plan de paix. Le Hamas a, lui, accepté le texte qui, dans sa version publiée par le Conseil de paix, lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes, mais le gouvernement israélien s’oppose à tout retrait militaire tant que le mouvement islamiste ne sera pas « véritablement » désarmé.
En dépit du cessez-le-feu, l’armée israélienne bombarde quasi quotidiennement le territoire palestinien. Les autorités israéliennes ont annoncé, mardi, l’arrestation du chef de la sécurité intérieure du Hamas, lors d’une opération menée dans la bande de Gaza.
Les bombardements israéliens y ont fait au moins 1 334 morts depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la santé de l’enclave administrée par le mouvement islamiste, dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies. Selon l’armée israélienne, cinq militaires et un civil sous contrat y ont été tués au cours de la même période.
(Avec les agences de presse du 02 septembre 26)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire