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| Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, à Rome, le 7 novembre 2025. © REUTERS / Remo Casilli |
Bis repetita. Pour la deuxième année consécutive, les États-Unis ont refusé d’accorder un visa au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l’empêchant ainsi de s’exprimer physiquement depuis la tribune de l’ONU à l’occasion de l’Assemblée générale qui s’ouvre la semaine prochaine à New York. Le siège des Nations unies bénéficie d’un statut d’extraterritorialité, mais les lois des États-Unis s’appliquent à l’intérieur.
Les autorités américaines en profitent donc, invoquant des motifs qui laissent bouche bée. « En raison de leur incapacité à mener à bien les réformes, contrairement aux engagements pris envers les États-Unis, et de leurs activités persistantes qui compromettent les perspectives de paix, les États-Unis vont prolonger les sanctions interdisant l’octroi de visas aux membres de l’OLP et aux responsables de l’Autorité palestinienne », a indiqué le département d’État dans un communiqué. Déjà l’année dernière, l’administration Trump avait fait de même, contraignant le dirigeant palestinien à s’adresser aux participants par vidéoconférence.
L’Autorité palestinienne a dénoncé une « décision injustifiée », qui va « à l’encontre des efforts pour rebâtir la confiance, et développer les relations palestino-américaines ». Mais qu’on se rassure, Benyamin Netanyahou, responsable d’un génocide à Gaza et d’un nettoyage ethnique en Cisjordanie, de l’occupation du sud du Liban et du plateau du Golan syrien, sera bien présent, visa des États-Unis (qui doit certainement être permanent) dûment tamponné.
Pierre Barbancey
L'Humanité du 17 septembre 2026

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