La Syrie condamne l’entrée « illégale » de Benyamin Nétanyahou sur son territoire

 

Un char israélien roule du côté israélien de la ligne de cessez-le-feu entre le plateau du Golan, occupé par Israël, et la Syrie, le 20 août 2026. AYAL MARGOLIN/REUTERS
La visite, mercredi 9 septembre, du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, auprès de ses soldats déployés dans le sud de la Syrie, a conduit le ministère des affaires étrangères syrien à condamner « une démarche provocatrice qui constitue une violation flagrante de la souveraineté ».
« La République arabe syrienne condamne avec la plus grande fermeté l’entrée illégale du premier ministre de l’occupation israélienne Benyamin Nétanyahou sur le territoire syrien et sa visite du mont Hermon », a écrit le ministère dans un communiqué. La deuxième et dernière visite de M. Nétanyahou en Syrie remontait à novembre 2025.
Lors de ce déplacement en compagnie de son ministre de la défense, Israel Katz, le premier ministre israélien a notamment affirmé que la République islamique d’Iran était sur le point de s’effondrer, alors que les hostilités entre les Etats-Unis – alliés d’Israël – et l’Iran s’intensifient.

Des centaines de frappes contre la Syrie depuis fin 2024
« Il reste encore du travail à accomplir, la tâche principale est de faire tomber le régime terroriste en Iran. Nous en sommes très proches. Nous savons que l’ensemble de cet axe [avec les groupes alliés de l’Iran] finira par s’effondrer », a-t-il déclaré.
Fin février, Israël a mené une campagne de frappes avec les Etats-Unis contre l’Iran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient. « On a frappé [l’Iran] deux fois et si nécessaire on frappera une troisième fois afin de continuer à contrer les menaces », a menacé M. Katz.
Israël a dû accepter un cessez-le-feu imposé par les Etats-Unis en avril, et se tient depuis en retrait du conflit, tout en menaçant régulièrement de riposter durement en cas de frappes iraniennes. Après l’arrivée au pouvoir fin 2024 à Damas de l’islamiste Ahmed Al-Charaa, dont la coalition de rebelles a renversé le président Bachar Al-Assad, Israël a par ailleurs mené des centaines de frappes contre la Syrie.

Une « zone de sécurité »
L’armée israélienne a également dirigé des incursions dans le sud du pays et déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l’ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, où Israël dit avoir mis en place une « zone de sécurité ».
« Nous ne permettrons à aucune armée terroriste de s’implanter à notre frontière », a réaffirmé mercredi M. Nétanyahou. M. Katz s’était rendu auprès des soldats israéliens stationnés dans le sud de la Syrie il y a deux semaines, suscitant la condamnation de Damas, qui avait dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté » du pays.
Des responsables israéliens ont également affirmé à plusieurs reprises leur volonté de maintenir des troupes dans la « zone de sécurité », où Israël cherche à établir une zone démilitarisée plus vaste.

(Avec les agences de presse du 10 septembre 26)

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