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| À Gaza comme en Cisjordanie, le football devient un symbole de résistance et de vie. © ©Rizek Abdeljawad/XINHUA-REA/XINHUA-REA |
Le sport comme preuve de vie. À tous ceux qui pensaient que les derniers espoirs du peuple palestinien gisaient sous les décombres de Gaza, la nouvelle inflige un cinglant démenti : depuis vendredi 4 septembre, la Fédération palestinienne de football organise une compétition rassemblant 226 clubs de Cisjordanie, de Gaza et des camps de réfugiés au Liban.
Le match d’ouverture de cette « Coupe des mille martyrs » s’est déroulé à al-Ram, en Cisjordanie, interrompu par une minute de silence après 10 minutes et 14 secondes de jeu – hommage aux 1014 sportifs tués depuis le 7 octobre 2023. Dans le stade, des écrans diffusaient les portraits des victimes, accompagnés du message : « Le football revient en Palestine. »
Le football palestinien refuse de disparaître
Malgré la menace toujours présente de raids israéliens, un autre match de ce tournoi a pu avoir lieu à Deir al-Balah, au centre la bande de Gaza, mettant aux prises deux clubs de Rafah. « Avec cette Coupe, nous honorons la mémoire de nos coéquipiers qui partageaient le terrain avec nous », a expliqué à l’AFP Khalil Matar, un joueur du club de Khadamat Rafah.
Mais pas seulement : pour Khalil Jadallah, un commentateur sportif, cette Coupe est « une preuve de notre détermination à vivre, malgré tout ce qui nous pousse à abandonner ». Parce que le droit à la pratique sportive est l’un des nombreux droits déniés aux Palestiniens, cette compétition constitue un défi et surtout un formidable pied de nez à ceux qui voudraient les rayer de la carte et de l’histoire.
Olivier Chartrain
L'Humanité du 09 septembre 26

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