Poursuivis après l’occupation du bureau du président de Stanford en 2024, cinq étudiants ont conclu un accord avec le procureur général de Californie.
Les poursuites contre cinq étudiants de Stanford mobilisés contre le génocide à Gaza ont été abandonnées lundi 21 septembre. Ils risquaient la prison et plusieurs centaines de milliers de dollars d’amende.
En juin 2024, douze étudiants avaient occupé pendant une heure le bureau du président de l’université, rebaptisé du nom d’Adnan al-Bursh, chirurgien palestinien mort en détention israélienne après avoir, selon plusieurs témoignages, été torturé. Ils réclamaient notamment que Stanford examine une résolution appelant l’université à se désengager financièrement d’Israël.
Les poursuites les plus lourdes engagées
Cinq d’entre eux, poursuivis pour intrusion illégale et vandalisme, avaient comparu au début de l’année. Après un mois d’audience, le jury n’était pas parvenu à un verdict unanime. Jeff Rosen, procureur du comté de Santa Clara, avait annoncé un nouveau procès, avant d’être dessaisi pour un conflit d’intérêts susceptible de compromettre « un traitement équitable des prévenus ». Il avait notamment utilisé l’affaire pour lever des fonds en vue de sa réélection.
Le procureur général de Californie, qui a repris le dossier, abandonne les poursuites en échange de 100 heures de travaux d’intérêt général et de 50 000 dollars de réparations, au lieu du million réclamé par l’accusation. Il s’agissait des poursuites les plus lourdes engagées contre des étudiants mobilisés pour la Palestine sur les campus américains.
Lisa Guillemin
L'Humanité du 23 septembre 26

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