Message

 

Ils sont tous là. Ils sont venus avec chacun son cerf-volant aux couleurs de la Palestine. Le ciel est claire. La journée s'annonce chaude et belle. Derrière eux, la mer s'étend à perte de vue jusqu'à un horizon infranchissable à cause du blocus.
Désormais, le ciel aussi leur est interdit. Aucun de leur cerf-volant ne pourra flotter au-dessus de leurs têtes. Trop dangereux pour la sécurité de l’État sioniste en cours d'édification en lieu et place de leur patrie.
Les dirigeants génocidaires de cette puissance nucléaire ont peur des cerfs-volants des enfants de Gaza.
Je me demande ce qu'aurait écrit Jacques Prévert, le poète ami des enfants et amoureux de la liberté ?
J'ai à l'esprit son merveilleux poème sur l'oiseau dans la cage que dessine un enfant. Sûrement que vous le connaissez.
"Puis, effacez un à un tous les barreaux,
en ne touchant à aucune des plumes de l'oiseau"

écrit-il.
Prévert efface la cage, symbole de la prison et veille à ce que l'oiseau, symbole du détenu, sorte indemne et retrouve la liberté.
Aujourd'hui, les enfants de Gaza sont rassemblés sur la plage pour protester contre la cynique décision de leurs oppresseurs de les empêcher de jouer sous peine d'être tuer.
L'un d'eux est sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
La Cour pourrait ajouter un troisième crime, celui d'interdire un enfant de jouer.
Aujourd'hui, les enfants de Gaza sont rassemblés pour envoyer un message à leurs bourreaux. Il est claire, net et précis: "Nous avons le droit de jouer."
Je leur laisse la parole.

Par Roland RICHA
Le 27 août 2026



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