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| Abdelkader Lahmar, nouveau maire de
Vaulx-en-Velin envisage « un recours en appel directement devant le
Conseil d’État, parce que le sujet est un débat de société ». © Stephane AUDRAS/REA |
Encore et toujours, le soutien au peuple palestinien se retrouve criminalisé. Après Malakoff, Ivry, Mauléon-Licharre, Gentilly… La justice administrative a enjoint, mercredi 8 juillet, à la mairie de Vaulx-en-Velin (Rhône), passée sous le pavillon de la France insoumise (LFI) en mars dernier, de retirer le drapeau palestinien de son fronton. Au motif qu’elle « porte une atteinte grave à la neutralité » du service public, le juge des référés du tribunal administratif « suspend (…) sous astreinte de 100 euros par jour de retard », la décision de l’édile insoumis, Abdelkader Lahmar.
« Pas question de décrocher le drapeau dans l’immédiat, cela va faire l’objet de discussions au sein de la majorité et en conseil municipal et dans l’attente du jugement au fond », a réagi ce dernier auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
Une « source de clivage important »
La mairie avait invoqué l’occasion d’un festival intitulé Résonance Palestine, et hissé le drapeau avec « pour seul objet de manifester la solidarité de la commune avec le peuple palestinien ». Mais dans sa décision, le juge – saisi en urgence par le préfet du Rhône Étienne Guyot – estime qu’en raison de « déclarations publiques » concomitantes du maire, « le pavoisement exprime une prise de position de nature politique au sujet d’un conflit en cours », « source de clivage important » et contrevient ainsi « au principe de neutralité des services publics ».
Le juge cite notamment des « déclarations publiques » de l’élu estimant que « Gaza est livrée aux tourments déchaînés d’une puissance occupante », Israël, et que « le drapeau palestinien est l’étendard de la liberté pour tous les peuples jadis colonisés et opprimés ».
La mairie envisage désormais « un recours en appel directement devant le Conseil d’État, parce que le sujet est un débat de société », a fait savoir le maire. L’élu insoumis en profite pour rappeler que la France a reconnu l’État de Palestine, le 22 septembre 2025, à la tribune de l’Organisation des Nations unies, comme d’autres pays.
Ce jour-là, près d’une centaine de mairies dirigées par la gauche avait hissé le drapeau palestinien. Le maire écologiste de Lyon avait notamment annoncé vouloir le laisser pavoiser mais le juge des référés avait déjà enjoint de le retirer.
L'Humanité du 09 juillet 26

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