![]() |
| Margaret Atwood, La Servante écarlate. The Handmaid’s Tale, Robert Laffont, Paris, réédition 2025 (nouvelle traduction), 547 pages, 12,50 euros. |
Avec le Cahier que lui consacre L’Herne (3), on la fréquente différemment. Grâce à des photographies, des lettres, des poèmes, à de nombreux inédits, à des textes d’auteurs qui lui sont proches, mais aussi à l’éclairage porté sur ses multiples engagements, et, le plus important peut-être, à ce qu’elle dit de son écriture. Elle retrace la filiation imaginaire de ses personnages féminins, gorgones, harpies ailées, sorcières blanches, Wonder Woman, etc., et formule le souhait que les auteurs puissent donner « aux femmes, les personnages tout autant que les vraies, le droit à l’imperfection (…), haine, crainte, colère, amour (…), sans qu’on les traite de monstres ». Dans une novella récente et parfaitement réjouissante (4), elle met en scène trois amies d’âge mûr, qui discutent, entre cocktails et dégustation de fromage, des moyens d’assassiner quelques littérateurs qui ont autrefois violemment critiqué l’œuvre de l’une de leurs copines. C’est tonique.
Hélène Yvonne Meynaud
Le Monde diplomatique de - Avril 2026
(1) Margaret Atwood, La Servante écarlate. The Handmaid’s Tale, Robert Laffont, Paris, réédition 2025 (nouvelle traduction), 547 pages, 12,50 euros.
(2) Margaret Atwood, Le Livre des vies. Mémoires écarlates, Robert Laffont, coll. « Pavillons », 2025, 578 pages, 25,90 euros.
(3) Margaret Atwood, Les Cahiers de L’Herne, Paris, 2025, 236 pages, 39 euros.
(4) Margaret Atwood, Le club des vieilles contre-attaque, Robert Laffont, 2025, 96 pages, 7,50 euros. Lire aussi la nouvelle « « Les Filles de l’air, réunion au sommet » » dans Le Monde diplomatique de novembre 2023.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire