Bande de Gaza : le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir qualifie d’« inacceptable pour Israël » l’accord sur le désarmement du Hamas

 

Bâtiments et tentes détruites par une frappe aérienne israélienne à Gaza, le 30 juillet 2026. JEHAD ALSHRAFI/AP PHOTO
Jusqu’à présent, aucun membre du gouvernement israélien n’avait réagi à l’annonce de cet accord sur un des points-clés de la deuxième phase du plan de paix signé sous l’égide américaine il y a près de neuf mois.
Le ministre d’extrême droite israélien Itamar Ben Gvir a jugé, vendredi 31 juillet, « inacceptable pour Israël » l’accord sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, qui prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du territoire palestinien. C’est la première réaction officielle israélienne à l’accord annoncé par Donald Trump au cours de la nuit.
Cesser les combats contre le mouvement islamiste palestinien « revient à accepter que le Hamas prépare le prochain massacre », a écrit sur Telegram, en référence au 7-Octobre, cet allié du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, chargé de la sécurité intérieure, ajoutant qu’« Israël [devait] vaincre » dans l’enclave palestinienne.
Le Hamas a confirmé vendredi la conclusion d’un accord concernant son désarmement à Gaza, un des points-clés de la deuxième phase du plan de paix mis en œuvre par les Etats-Unis afin de mettre fin à la guerre entre le mouvement islamiste et l’Etat hébreu.

« Retrait progressif » des forces israéliennes
Plus de neuf mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, des responsables du Hamas ont confirmé à l’Agence France-Presse qu’un accord avait été trouvé « concernant la question des armes » du Hamas et « un retrait progressif » des forces israéliennes, qui contrôlent plus de 60 % de Gaza. Une source politique israélienne avait cependant déclaré jeudi qu’il n’y aurait « aucun retrait israélien de la “ligne jaune” (…) tant que le Hamas n’aurait pas été totalement désarmé » et que Gaza n’aurait pas été « entièrement démilitarisée ».
La « ligne jaune » est le nom donné par Israël à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle que tient l’armée israélienne dans le territoire palestinien.
La guerre dans la bande de Gaza avait débuté quand l’armée israélienne y avait lancé une offensive de grande ampleur en représailles à l’attaque sans précédent du Hamas contre son territoire, le 7 octobre 2023. Malgré le cessez-le-feu, depuis le mois d’octobre les violences entre Israël et le Hamas ont continué. Jeudi, des frappes israéliennes ont fait au moins quatre morts, selon les autorités sanitaires locales.

(Avec les agences de presse du 31 juillet 2026)

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