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| Le pétrolier « Al-Riqqa » navigue dans les eaux du golfe Persique, au large de la ville de Koweït, le 27 juin 2026. © YASSER AL-ZAYYAT / AFP |
Reprise des hostilités ou regain momentané des tensions dans le cadre des négociations sur un accord ? Dimanche 28 juin, au lendemain d’attaques américaines contre son territoire, l’Iran a mené des bombardements visant le Koweït et Bahreïn.
Les deux pays s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, convenu dans un protocole d’accord signé le 17 juin, en lien avec le contrôle du détroit stratégique d’Ormuz. Ce dernier a rouvert depuis le 17 juin, mais l’Iran n’a autorisé qu’un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menacé de s’en prendre à tout navire contrevenant.
Samedi, l’aviation américaine a visé dix cibles, dont « des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones et des moyens de pose de mines », selon le commandement central des États-Unis (Centcom), en réaction à l’attaque par un drone iranien d’un pétrolier battant pavillon panaméen qui passait le détroit.
Quelques heures après ces bombardements, le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé à la mise en place d’un cadre de sécurité avec les pays du Golfe. « Nous devrions parvenir à un nouveau cadre qui inclue tous les pays de la région et sans la présence ni l’ingérence d’aucun pays extérieur à la région », a déclaré Abbas Araghchi dans une conférence de presse lors d’une visite à Bagdad.
Il a également prévenu que toute ingérence dans la gestion par Téhéran du détroit d’Ormuz, en dehors du cadre prévu par le protocole d’accord conclu avec Washington, risquait « d’accroître les tensions » dans la région. « Aucune autre institution ni aucun autre pays » que l’Iran ne sont « responsables » de la gestion du détroit et, « conformément au protocole d’accord (…) toute ingérence dans cette affaire, toute tentative d’adopter de nouvelles dispositions ou des dispositions séparées » conduira « à des retards dans la réouverture du détroit et augmentera les tensions », a-t-il affirmé.
Christophe Deroubaix
L'Humanité du 28 juin 2026

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