Le Liban accuse Israël d’avoir pulvérisé un puissant herbicide sur son sol, saisit l’ONU

 

Le Liban a annoncé avoir saisi l’ONU, accusant Israël d’avoir pulvérisé du glyphosate, un puissant herbicide, à des niveaux élevés à sa frontière en février, selon un communiqué du ministère des affaires étrangères libanais.
Le ministère, qui dit s’appuyer sur un rapport scientifique du CNRS libanais, parle d’utilisation de « glyphosate à des niveaux de concentration élevés » dans trois villages libanais frontaliers qui « dépassent largement » ceux habituellement relevés dans les champs au Liban de cet herbicide, soupçonné d’être cancérogène.
En février, la mission de maintien de la paix de l’ONU au Liban avait dit avoir été informée par Israël de son intention d’épandre une « substance chimique non toxique » près de la frontière, lui recommandant de mettre à l’abri les casques bleus. Le président libanais Joseph Aoun avait alors dénoncé cet épandage comme une « violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire ».
Dans sa communication, la diplomatie libanaise indique également avoir saisi le Conseil de sécurité au sujet des attaques israéliennes en cours contre son pays et notamment concernant « le ciblage d’un véhicule de l’armée libanaise » début juin qui a tué deux officiers en service et un soldat.

L’Iran accuse les Etats-Unis de ne pas respecter leurs engagements après l’attaque israélienne au Liban
« L’agression [israélienne] dans le sud de Beyrouth a une fois de plus démontré que les États-Unis manquent soit de volonté, soit de capacité pour mettre en œuvre leurs engagements », a accusé Mohammad Bagher Qalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef, sur X. « En donnant le feu vert à [l’Etat hébreu], vous ne pouvez pas obtenir de concession (… ). Si vous n’avez ni la volonté ni la capacité d’exécuter vos engagements, il est impossible de oiursuivre dans cette voie », alors que l’Iran conditionne tout accord avec les Etats-Unis à un cessez-le-feu complet y compris au Liban.
Cité par l’agence de presse iranienne Defa Press, le général Mohammad-Jafar Assadi, vice-responsable du commandement interarmées iranien, a déclaré que « sans aucun doute, les crimes [israéliens] au Liban ne resteront pas impunis ».
Hier samedi, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis signeraient ce dimanche un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et prévoyant la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz. Une information qui n’a pas été confirmée par Téhéran.

Le Charles-de-Gaulle « reste sur zone jusqu’à nouvel ordre », au large de la péninsule arabique, annonce l’état-major des armées
« Le Charles-De-Gaulle reste sur zone jusqu’à nouvel ordre, aucune décision n’a été prise sur un retour à l’heure actuelle », a affirmé le porte-parole de l’état-major des Armées, Guillaume Vernet, à l’Agence France-Presse. Le bâtiment et son escorte, constituant le groupe aéronaval, sont prépositionnés depuis mi-mai au large de la péninsule arabique en cas de déclenchement d’une mission « neutre » destinée à permettre le rétablissement de la navigation dans le détroit d’Ormuz, avait alors communiqué la ministre déléguée aux armées, Alice Rufo.
« Les échéances techniques sont des éléments pris en compte mais ne sont pas les seuls intégrés dans la planification opérationnelle », a-t-il ajouté, rappelant que « la France reste particulièrement impliquée dans le maintien de la liberté de navigation ».

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