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| Pour la 39e fois, Donald Trump a assuré qu'un accord sera signé ce dimanche 14 juin 2026 avec l'Iran. © Jim Lo Scalzo/UPI/ABACAPRESS |
Une fois de plus, et même la 39e selon les calculs de CNN, Donald Trump assure qu’un accord sera signé dimanche avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et prévoyant la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, une information non confirmée à ce stade par Téhéran.
L’armée israélienne, elle, est toujours en guerre, elle a annoncé avoir mené dimanche des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, en représailles à des tirs de drones ayant touché le territoire israélien depuis le Liban. Or, l’Iran a déjà prévenu Israël que viser la capitale libanaise constituait une ligne rouge, justifiant ainsi des tirs de missiles contre l’État hébreu il y a une semaine.
À l’issue d’une semaine marquée par de nouvelles attaques entre la République islamique d’une part et les États-Unis et Israël d’autre part, Washington et Téhéran ont indiqué avoir réalisé d’importants progrès vers un compromis. Les informations qui ont fuité sur ce possible accord initial, qui ouvrirait la voie à des négociations sur les détails techniques très contestés, présentent encore des divergences.
La diplomatie iranienne a évoqué samedi un accord dans « les prochains jours »
Et l’agence de presse Fars, réputée proche des milieux conservateurs, a assuré dimanche que l’Iran n’avait « pas encore pris ni annoncé sa décision finale » sur une signature, alors que la possibilité d’un tel règlement suscite l’opposition de certains ultraconservateurs.
Le président américain, qui a déjà annoncé de nombreuses fois qu’un accord était imminent sans que cela ne se concrétise, a ensuite assuré que la signature était « prévue » pour dimanche, jour de ses 80 ans.
« Dès qu’il aura été signé, le détroit d’Ormuz sera OUVERT À TOUS », a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, ajoutant que les Iraniens « ne voulaient plus d’arme nucléaire ».
La diplomatie iranienne a de son côté évoqué samedi un accord dans « les prochains jours » mais pas dimanche, selon l’agence de presse gouvernementale Irna. En attendant, une délégation du Qatar, pays participant aux efforts de médiation aux côtés du Pakistan, est arrivée dimanche à Téhéran selon les médias iraniens et un diplomate.
Sous pression dans son pays pour sortir d’un conflit impopulaire, Donald Trump sera aussi confronté dans les jours à venir aux dirigeants des grandes puissances lors du sommet du G7 en France, certains n’ayant pas caché leur mécontentement de subir les conséquences d’une opération déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes.
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, Washington et Téhéran cherchent un accord mais les négociations ont achoppé sur de nombreux points : programme nucléaire iranien, contrôle du détroit d’Ormuz (crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures ou d’engrais agricoles), levée des sanctions visant Téhéran ou encore inclusion du Liban.
Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le texte discuté prévoit la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d’Ormuz, contrôlé par Téhéran depuis le début de la guerre.
L’agence de presse iranienne Mehr avait publié vendredi un texte présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, comprenant le droit à l’enrichissement d’uranium et le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l’étranger, demande clé de la République islamique asphyxiée par les sanctions.
Les États-Unis iront « (…) récupérer la poussière nucléaire, enfouie profondément »
Selon Donald Trump samedi, les Iraniens, qui démentent vouloir se doter de l’arme atomique comme les en accusent les Etats-Unis et Israël, « ne veulent plus d’arme nucléaire ». Les États-Unis iront « quand tout sera calme (…) récupérer la poussière nucléaire, enfouie profondément » afin de la diluer et de la détruire « en Iran ou aux États-Unis », a-t-il ajouté.
Concernant le Liban, un haut responsable américain a indiqué vendredi qu’il était bien inclus dans l’accord en discussion, comme réclamé par Téhéran. Washington avait auparavant dit vouloir dissocier ce dossier.
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l’Iran. Depuis, Israël pilonne son voisin, disant vouloir « éliminer » le mouvement chiite, qui cible, lui, ses positions et son territoire.
Après avoir signalé dimanche matin trois tirs de drones depuis le Liban sur le nord de son territoire, qui n’ont pas fait de victime, Israël a mené des frappes sur la banlieue sud de Beyrouth « en réponse aux tirs du Hezbollah en direction du territoire israélien », a déclaré le Premier ministre Benyamin Netanyahou dans un bref communiqué conjoint avec le ministre de la Défense Israël Katz.
L’agence nationale d’information libanaise (Ani, officielle) a fait état d’une frappe à Ghobeiry, un des faubourgs sud de la capitale libanaise, tandis qu’un correspondant de l’AFP a rapporté avoir entendu des explosions en provenance de cette zone, sans information dans l’immédiat sur un éventuel bilan humain.
Les frappes israéliennes ont fait plus de 3 700 morts depuis début mars, selon Beyrouth.
L'Humanité du 14 juin 2026

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