Le commerce mondial des engrais a été réduit de 30 % en 2026 à cause de la guerre, selon la FAO

 

Le commerce mondial des engrais a diminué de 30 % en volume sur les quatre premiers mois de 2026 dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a affirmé, jeudi, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui s’attend à une reprise « lente et inégale » même si le détroit d’Ormuz rouvrait en juin. En valeur, ce commerce est passé ces quatre premiers mois à 18 milliards de dollars, soit − 18 % sur un an.
De janvier à avril, 41 millions de tonnes ont été échangées, contre 58 millions à la même période en 2025, les agriculteurs repoussant leurs achats devant la flambée des coûts des fertilisants et la faiblesse des cours des céréales, explique la FAO. Dans le même temps, plusieurs Etats, dont la Chine, la Russie, la Turquie ou l’Egypte, ont restreint leurs exportations d’engrais, réduisant encore les flux, selon les « Perspectives sur la production alimentaire » publiées jeudi.

Les armes nucléaires n’ont apporté aucun avantage dans les pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran, estime une ONG
L’ONG Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), Prix Nobel de la paix 2017 pour son rôle-clé dans l’élaboration du traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), a estimé, jeudi, que les gouvernements devaient tirer la « bonne conclusion » de cette dernière guerre au Moyen-Orient, « dans laquelle les armes nucléaires se sont révélées à la fois dangereuses et stratégiquement non pertinentes ».
« La leçon de cette guerre est l’exact opposé de ce que les Etats dotés de l’arme nucléaire voudraient nous faire croire, selon la directrice de l’ICAN, Melissa Parke. Deux puissances nucléaires ont attaqué un pays dépourvu d’armes nucléaires, et ce sont les puissances nucléaires qui ont été contraintes d’arrêter. » Il était clair, a-t-elle ajouté, que « les armes nucléaires n’ont apporté ni sécurité ni levier, elles ont seulement conduit les Etats-Unis au bord de la destruction d’une civilisation ».
L’accord comprend un engagement de l’Iran à « ne pas se procurer ni développer d’armes nucléaires ». Mais cette déclaration ne fait que « réaffirmer ce que les inspecteurs internationaux avaient établi bien avant cette guerre : l’Iran est un Etat qui n’a pas d’arme nucléaire », a écrit l’ICAN. L’organisation a souligné que l’Iran avait rejoint le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1970 et « est juridiquement tenu » de ne pas en acquérir.
L’ICAN a également souligné qu’« Israël rest[ait] le seul Etat du Moyen-Orient à posséder des armes nucléaires ». Ce pays, a-t-elle précisé, dispose d’environ 90 armes nucléaires et demeure en dehors à la fois du TNP et du TIAN. « Une paix durable exige de s’attaquer à l’arsenal qui existe réellement, plutôt que de chercher à ce qu’un Etat qui n’en possède pas applique ces règles », a-t-elle conclu.

(Avec les agences de presse du 18 juin 26)

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