La Commission d'enquête indépendante des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés a accusé Israël de mettre en œuvre une politique systématique ciblant les enfants palestiniens, soulignant que les violations depuis le 7 octobre 2023 ne se limitent pas à des meurtres directs, mais s'étendent plutôt à une tentative de saper l'existence future du peuple palestinien en ciblant ses générations émergentes.
Lors d'une conférence de presse à Genève tenue ce 23 juin, la commission a présenté un nouveau rapport qui, selon elle, s'appuie sur des preuves recueillies sur une période d'environ deux ans, indiquant que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis contre des enfants palestiniens, considérant que l'ampleur et la nature des violations reflètent une politique organisée qui affecte le droit des Palestiniens à la survie et à l'autodétermination.
Le chef du comité, Srinivasan Muralidhar, a déclaré que le rapport de 100 pages documente les violations attribuées aux autorités et aux forces israéliennes contre les enfants palestiniens dans les territoires occupés entre octobre 2023 et mars 2026, sur la base de témoignages et d'enquêtes sur le terrain.
Muralidhar a expliqué que le rapport est la première étude internationale spécialisée qui se concentre exclusivement sur les violations contre les enfants palestiniens, soulignant ce qu'il a décrit comme des « preuves irréfutables » de meurtres délibérés et de ciblage direct, en plus de la torture, des traitements inhumains et des violences sexuelles.
Selon le comité, plus de 20 000 enfants palestiniens ont été tués et plus de 44 000 autres ont été blessés entre octobre 2023 et octobre 2025, alors que les enfants représentaient environ 30 % du total des victimes dans les territoires palestiniens occupés au cours de cette période.
Le rapport a également documenté deux types principaux de meurtres d'enfants : le premier était le bombardement aérien, utilisant des munitions à large zone, et le second était le tir direct de tireurs d'élite et de drones, ciblant notamment des zones sensibles du corps, ce que le comité a considéré comme une indication de la nature intentionnelle de ces attaques.
(Correspondance locale - Genève, le 23 juin 2026)


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