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| L’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, en juin 2025. JACK GUEZ/AFP |
Les autorités israéliennes ont annoncé, jeudi 11 juin, avoir interdit d’entrée et refoulé une journaliste française, Alice Froussard, couvrant depuis plusieurs années le conflit israélo-palestinien pour Radio France et Radio France internationale (RFI) et arrivée la veille à l’aéroport de Tel-Aviv.
Alice Froussard « a tenté d’entrer en Israël et de reprendre son travail ici de manière permanente, mais la recommandation du ministère a été acceptée, et la journaliste a été expulsée et remise dans un avion pour la France », écrit dans un communiqué le ministre de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme, Amichai Chikli, accusant la journaliste d’être un soutien du mouvement islamiste palestinien Hamas.
Ce refus d’entrée survient deux jours après l’annonce par Paris d’une interdiction du territoire français visant le ministre des finances israélien, Bezalel Smotrich, à qui les autorités françaises reprochent notamment de promouvoir l’annexion de la Cisjordanie.
« Les autorités israéliennes n’ont pas transmis à RFI de justification de cette décision », écrit la radio dans un communiqué, ajoutant que « la direction de RFI apporte tout son soutien à Alice Froussard et proteste contre cette expulsion qui constitue une entrave à la liberté de la presse et qui intervient dans un contexte de difficultés croissantes rencontrées par les journalistes pour couvrir l’actualité de la région ».
Radio France s’est joint à RFI pour exprimer son indignation et son inquiétude. « Le refoulement d’Alice Froussard, alors qu’elle disposait des autorisations nécessaires pour exercer son métier, est une décision profondément préoccupante », s’est exprimée Agnès Vahramian, directrice de l’information de Radio France et directrice de Franceinfo. Et d’ajouter : « Au-delà de notre soutien, nous dénonçons une entrave à la liberté de la presse, dans un contexte où l’accès au terrain est déjà considérablement restreint. Informer avec rigueur et indépendance est une condition essentielle du débat démocratique. Les journalistes doivent pouvoir accomplir leur mission d’informer. »
(Avec les agences de presse du 11 juin 26)


On devine quelle serait l'attitude de nos médias si la Russie en faisait autant de son côté.Vu la pédagogie actuelle consistant à banaliser le deux poids-deux mesures, selon la qualité des acteurs et victimes, afin que, par résignation, et surtout vassalisation, nous trouvions le fait normal. "Fatalizeum and pouagmatizeum, rock-rock, n'est-ce pas, pardon, isn't it?".
RépondreSupprimerMais quelle différence de pensée entre Trump, Netanyahu et Poutine ?...