Dans la bande de Gaza, une frappe israélienne sur un poste de police fait cinq morts, selon la défense civile

 

Des proches de victimes devant l’hôpital Nasser après une frappe israélienne contre un poste de police, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 7 juin 2026. RAMADAN ABED/REUTERS
Le bombardement a visé un poste de police dans le secteur d’Al-Mawassi, près de Khan Younès, a précisé la défense civile de Gaza.
Une frappe aérienne israélienne sur un poste de police du sud de la bande de Gaza a fait cinq morts, ont rapporté, dimanche 7 juin, les secours et des sources médicales dans le territoire palestinien. En dépit de la trêve conclue en octobre 2025, l’enclave reste en proie à des violences quotidiennes, le Hamas et Israël s’accusant mutuellement de violer l’accord.
Le bombardement a visé un poste de police dans le secteur d’Al-Mawassi, près de Khan Younès, a précisé la défense civile de Gaza. Dans un communiqué, cette organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas a fait état de cinq morts et 17 blessés. L’hôpital Nasser de Khan Younès a pour sa part confirmé avoir reçu cinq dépouilles et accueilli les blessés, dont certains « dans un état grave ».
Parallèlement, l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa, à Deir Al-Balah, dans le centre du territoire, a rapporté que le corps d’un pêcheur, Mohammed Moussa Abou Jaiab, avait été transféré vers l’établissement après qu’il a été tué par balles en mer. Sollicitée par l’Agence France-Presse (AFP), l’armée israélienne a dit vérifier ces informations.

961 Palestiniens tués depuis l’annonce d’une trêve en octobre
Samedi, les services de secours à Gaza avaient annoncé dix morts dans des frappes israéliennes. Deux corps supplémentaires ont été retrouvés dans la ville de Gaza et transférés dimanche vers l’hôpital Al-Shifa, selon l’établissement, portant le bilan à 12.
La bande de Gaza est ravagée par plus de deux ans de guerre, déclenchée par l’attaque terroriste sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Au moins 961 Palestiniens ont été tués depuis l’annonce d’un cessez-le-feu en octobre, selon le ministère de la santé du territoire placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs durant la même période.
Les restrictions imposées aux médias et l’accès limité à la bande de Gaza empêchent l’AFP et les autres médias, dont Le Monde, de vérifier de manière indépendante le nombre de victimes ou de couvrir librement les combats.

(Avec les agences de presse du 07 juin 26)

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