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| Selon le référé du tribunal administratif,
l’interdiction de l’événement « constitue une atteinte grave et
manifestement illégale à la liberté d’expression ». © Ait Adjedjou Karim/ABACAPRESS.COM |
Dans son arrêté, la préfecture du Doubs justifie sa décision par le « contexte géopolitique actuel » afin, dit-elle, « d’éviter la survenue de troubles à l’ordre public ». Et de poursuivre : « Le maintien de la conférence serait de nature à créer de sérieuses difficultés pour préserver l’ordre public sans que l’organisateur soit en capacité de faire face le cas échéant par un service d’ordre dédié ». Des propos contestés par le festival qui assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour que cet échange puisse se tenir en toute sécurité.
« Une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression »
Selon le référé du tribunal administratif, l’interdiction de l’événement « constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression ». Aussi, alors que le préfet avait également justifié l’interdiction car il estimait que Salah Hamouri avait « pu exprimer par le passé des positions antisémites », le tribunal administratif indique que le haut fonctionnaire « ne rapporte la preuve d’aucun propos antisémite précis imputable au requérant ni ne soutient qu’il aurait fait l’objet de poursuites pénales pour des propos de ce type ».
« C’est une décision importante dans le climat actuel », se félicite Salah Hamouri auprès de l’Humanité. « C’est une victoire du mouvement pro-palestinien, mais aussi contre la répression de tous les antifascistes », clame l’avocat et militant. La conférence prévue sera cependant reportée pour « mieux organiser l’événement ».
L'Humanité du 04 juin 2026

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