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| Des casques bleus de la Finul conduisent un véhicule à Marjeyoun, près de la frontière libano-israélienne, en octobre 2024. KARAMALLAH DAHER / REUTERS |
Un casque bleu serbe de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) est décédé, jeudi 4 juin, après le bombardement la veille de sa position près de Marjeyoun, dans le sud-est du Liban, a annoncé jeudi un porte-parole de la mission onusienne. La Finul, qui n’a pas précisé d’où avaient été tirés les obus de mortier, a ajouté que deux autres casques bleus avaient été blessés dans la même frappe et a annoncé l’ouverture d’une enquête.
« Peu après l’incident survenu tard dans la nuit, le soldat grièvement blessé a été transporté par avion dans un hôpital de Beyrouth où il est décédé de ses blessures », a précisé la Finul, sur son canal Telegram officiel. Et d’appeler à la cessation de la violence, qui s’est intensifiée ces dernières semaines dans le sud du Liban, où Israël mène une vaste opération militaire contre le mouvement pro-iranien Hezbollah, au sol et dans les airs.
Déployée pour la première fois en 1978, la Finul compte plus de 7 000 casques bleus issus de 47 pays qui patrouillent le long de la frontière sud du Liban avec Israël. « Nous réitérons notre appel à tous les acteurs pour qu’ils respectent leurs obligations en vertu du droit international et assurent en permanence la sécurité du personnel et des biens de l’ONU », a également écrit la Finul dans son communiqué.
La Finul demande une enquête
Les 29 et 30 mars, déjà, trois casques bleus avaient été tués dans des bombardements dans le sud du Liban. La France, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait alors demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Israël avait également annoncé procéder à un « examen approfondi » visant à déterminer si son armée était en cause.
De la même façon, la Finul a appelé, jeudi, « les autorités nationales compétentes à enquêter sur l’incident, à traduire les auteurs en justice et à assurer leur responsabilité pénale ». Les attaques délibérées contre des soldats de la paix constituent de graves violations du droit international humanitaire et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, et peuvent constituer des crimes de guerre, a rappelé l’organisation.
( Avec les agences de presse du 04 juin 26 )

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