Washington a approuvé une vente de système de missiles antimissiles Patriot au Qatar, visé par des frappes de l’Iran lors du conflit déclenché à la fin de février, pour un montant de plus de 4 milliards de dollars (environ 3,4 milliards d’euros), a annoncé vendredi le département d’Etat.
Les Etats-Unis ont également approuvé des ventes d’armes destinées à Israël et à leurs alliés au Moyen-Orient, le Koweït et les Emirats arabes unis, a détaillé la diplomatie américaine en demandant au Congrès l’approbation de ces ventes, d’un montant total de plus de 8,6 milliards de dollars (environ 7,3 milliards d’euros).
Ces autorisations données par le secrétaire d’Etat, Marco Rubio, appuient « les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale » des Etats-Unis, a précisé le ministère, alors que les pays concernés ont tous fait l’objet de frappes de l’Iran lors du conflit déclenché par Israël et les Etats-Unis le 28 février.
Dans le détail, la vente des systèmes Patriot au Qatar répond à « une urgence » destinée à « améliorer la sécurité d’un pays ami » confronté à des « menaces actuelles et futures ».
Le Koweït va de son côté recevoir des systèmes de commandement intégré, d’une valeur de 2,5 milliards de dollars (environ 2,1 milliards d’euros).
Israël, les Emirats et à nouveau le Qatar vont pouvoir acheter un système d’armes guidées à haute précision (Advance Precision Kill Weapon System), d’un montant de près d’un milliard de dollars respectivement pour Israël et le Qatar, et de 147 millions pour les Emirats.
Le retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne, annoncé
vendredi par le Pentagone, était « attendu » par le ministère de
la défense allemand
Le ministre de la défense allemand, Boris Pistorius, a réagi,
samedi, à l’annonce du retrait d’environ 5 000 soldats américains
d’Allemagne d’ici à un an, en soulignant qu’il « était attendu que
des troupes des Etats-Unis se retirent d’Europe [y compris]
d’Allemagne », dans un commentaire transmis à l’Agence
France-Presse par son ministère.
« Nous, Européens, devons prendre plus de responsabilités pour
notre sécurité », a-t-il ajouté. Il a cependant souligné que la
présence de ces militaires en Allemagne restait « dans l’intérêt »
des Etats-Unis, rappelant que le pays utilisait ses bases
militaires en Allemagne « pour leurs intérêts en matière de
politique sécuritaire en Afrique et au Moyen-Orient ». Les
installations américaines ont notamment servi pour les opérations
en Iran.
L’annonce du retrait de près de 15 % des effectifs américains
présents en Allemagne est survenue après des propos du chancelier
allemand qui ont suscité la colère du président américain.
Friedrich Merz avait estimé, lundi, que les Américains n’avaient «
aucune stratégie » en Iran et que Téhéran « humiliait » la
première puissance mondiale. « Il ne sait pas de quoi il parle !
», avait rétorqué Donald Trump.

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