Un membre du bureau du Parlement iranien assure que le projet visant à assurer la souveraineté iranienne du détroit d’Ormuz sera bientôt entériné

 

« Le projet visant à exercer la gestion et la souveraineté iraniennes du détroit d’Ormuz sera bientôt approuvé et entériné par le Parlement », a affirmé Alireza Salimi, membre du bureau du Parlement iranien, dans un entretien à l’agence de presse ISNA. Selon lui, « des études approfondies ont été menées sur ce projet et des avis ont été recueillis auprès de divers départements, notamment des institutions chargées de l’économie, des transports, de la sécurité et d’autres domaines connexes ».
Le détroit d’Ormuz, situé entre les eaux iraniennes et omanaises, est contrôlé par l’Iran depuis le début de la guerre, et le trafic maritime qui y transite a considérablement diminué.
« Seuls l’Iran et Oman peuvent décider de la manière de gérer le détroit d’Ormuz », a fait valoir le parlementaire, assurant qu’« aucune partie [du détroit] n’est située dans les eaux internationales ». « La partie omanaise a également annoncé ses accords initiaux », a-t-il précisé.
« Le détroit d’Ormuz est plus important et plus précieux pour la République islamique d’Iran que des dizaines de bombes nucléaires, et la gestion du détroit d’Ormuz n’est en aucun cas négociable », a ajouté M. Salimi.

Le représentant spécial de l’UE pour la région du Golfe appelle à éviter que le détroit d’Ormuz devienne indirectement payant
« Si le détroit d’Ormuz est rouvert, il ne sera plus jamais le même », a déclaré le représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour la région du Golfe, Luigi Di Maio, lors d’une conférence organisée à Naples par l’observatoire économique et social Italy Rising Again.
« L’Iran envisage d’imposer des redevances non pas sur le transit maritime, ce qui est illégal au regard du principe de liberté de navigation, mais sur les services », a évoqué M. Di Maio, expliquant que « l’idée est de créer un service qui semble facultatif, puis de mettre en place des conditions qui rendraient le paiement de ce service pratiquement obligatoire pour que les navires puissent passer ». Il a ajouté : « Nous pouvons éviter ce scénario si les pays européens reviennent à une foi inébranlable dans le droit international, car tout est déjà stipulé. »
Il a appelé à « ne pas confondre les canaux artificiels avec les détroits naturels », et a ajouté : « Ne vous laissez pas tromper par l’idée que la traversée des canaux de Suez et de Panama nécessite le paiement de droits, car ce sont des canaux artificiels creusés dans la terre, tandis que les détroits naturels tels que ceux d’Ormuz, de Bab Al-Mandab et d’autres devraient garantir la liberté de navigation. »

Risque de pénurie de pétrole sans retour à la normale dans le Golfe, alertent le FMI et la Banque mondiale
Plusieurs organisations internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), ont alerté sur un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic maritime via le détroit d’Ormuz ne revient pas rapidement à la normale.
« Les stocks mondiaux de pétrole se réduisent à un rythme record du fait de la perte majeure de livraisons passant par le détroit d’Ormuz », ont alerté dans un communiqué commun le FMI, la BM ainsi que l’Agence internationale de l’énergie et l’Organisation mondiale du commerce, après une rencontre de leurs dirigeants.
« Si la circulation maritime ne revient pas à la normale, une réduction rapide et continue des stocks mondiaux avant le pic de demande de l’été dans l’hémisphère Nord représenterait un risque accru en termes de sécurité énergétique (…) et plus largement de résistance de l’économie », a prévenu le communiqué.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire