Dans un message publié dimanche sur X, Ebrahim Rezaï, le porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, adresse une mise en garde aux Etats-Unis contre toute attaque visant des navires iraniens dans les eaux du Golfe : « A partir d’aujourd’hui, notre retenue est terminée ; toute agression contre nos navires sera confrontée à une réponse lourde et décisive de l’Iran contre les navires et les bases américaines. L’heure tourne et elle est au détriment des Américains ; il est dans leur intérêt de ne pas commettre de stupidité et de ne pas s’enfoncer davantage dans le marécage dans lequel ils sont tombés. Le meilleur moyen est de se rendre et de faire des concessions. Vous devez vous habituer au nouvel ordre régional. »
Le Qatar condamne l’attaque d’un navire dans ses eaux territoriales, la qualifiant de « grave escalade »
Dans un message publié sur son compte X, le ministère des affaires étrangères qatari déclare que l’attaque de drone qui a déclenché un « incendie limité sans faire de blessé » à bord un cargo dans ses eaux territoriales constitue une « une violation flagrante du principe de la liberté de navigation (…) une escalade dangereuse et inacceptable qui menace la sécurité et la sûreté des routes maritimes commerciales et des approvisionnements vitaux dans la région ».
Le chef de l’armée iranienne rencontre le Guide suprême, Mojtaba Khamenei, selon les médias iraniens
Le général Ali Abdollahi a rencontré le commandant en chef suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, rapportent les forces armées iraniennes, citées par les médias iraniens.
Le général Abdollahi a présenté un rapport sur l’état de préparation des forces armées iraniennes. Selon lui, en cas de « faute stratégique, d’agression ou d’attaque » de la part de leurs « ennemis américano-sionistes », les forces iraniennes y répondraient « rapidement, avec intensité et puissance ». Il a également assuré, au nom des forces armées et des combattants, qu’ils continueraient de défendre « jusqu’à leur dernier souffle » les idéaux de la Révolution islamique, le territoire iranien, la souveraineté et les intérêts du pays.
Un premier méthanierqatari parvient à franchir le détroit d’Ormuz
L’Al-Kharaitiyat [IMO 9397327], un méthanier appartenant à la compagnie qatarie Nakilat, battant pavillon des îles Marshall et transportant du gaz naturel liquéfié (GNL), a traversé le détroit d’Ormuz en provenance du Qatar.
L’Al-Kharaitiyat, qui a chargé sa cargaison au terminal d’exportation de Ras Laffan au début du mois de mai, a quitté le détroit et se trouve actuellement dans le golfe d’Oman, selon les données de suivi des navires compilées par l’agence Bloomberg. Il se dirige vers le Pakistan. Selon les données de navigation, il semble avoir emprunté la route nord approuvée par Téhéran, qui longe la côte iranienne à travers le détroit.
Le Qatar, qui a produit près d’un cinquième de l’approvisionnement mondial en GNL en 2025, a vu ses exportations interrompues par le conflit.
Une rencontre entre le chef de la diplomatie américaine et le premier ministre du Qatar a permis d’échanger sur les « menaces » et la sécurité au Moyen-Orient
Lors d’une rencontre entre le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, et le premier ministre du Qatar, Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani, les deux hommes ont évoqué « le soutien américain à la défense du Qatar et l’importance d’une étroite coordination afin de repousser les menaces et de promouvoir la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient », a fait savoir la diplomatie américaine, dans un communiqué qui ne mentionne pas nommément la guerre avec l’Iran.
Le premier ministre du Qatar, qui est également ministre des affaires étrangères du petit Etat du Golfe, s’était entretenu vendredi à Washington avec le vice-président, J. D. Vance.
Cet Etat du Golfe a souvent servi d’intermédiaire aux Etats-Unis au Moyen-Orient, notamment avec le Hamas lorsqu’il s’est agi de négocier un cessez-le-feu avec Israël à Gaza. Depuis le début de la guerre avec l’Iran le 28 février, cet allié des Etats-Unis a été la cible de tirs iraniens.
Marée noire au large de l’île de Kharg : la nappe de pétrole se réduit, selon le Ceobs
La nappe de pétrole apparue il y a quelques jours au large de l’île iranienne de Kharg, faisant craindre une marée noire, s’est « fortement réduite », a constaté samedi l’Observatoire des conflits et de l’environnement (Ceobs), une organisation non gouvernementale basée au Royaume-Uni, se basant sur l’analyse d’images satellitaires.
Ces derniers jours, des images satellites semblaient montrer une marée noire en expansion, dont on ignorait la cause, au large de l’île, principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90 % du brut de la République islamique. Les images du satellite Copernicus de samedi semblent montrer que la nappe s’est « fortement réduite » par rapport aux premiers clichés pris mercredi, a affirmé le Ceobs.
« La cause et l’origine de la nappe demeurent inconnues et ne peuvent pas être déterminées de manière concluante à partir des seules images disponibles », a ajouté le Ceobs, alors que des médias américains ont évoqué la possibilité de fuites dans les infrastructures pétrolières iraniennes.
« Bien que les infrastructures offshore de la région puissent constituer une source potentielle, nous ne sommes pas en mesure d’identifier un point d’origine définitif ni d’attribuer la marée noire à une cause spécifique à ce stade », a déclaré Leon Moreland, du Ceobs.
Certains médias, dont la chaîne américaine Fox News, ont suggéré que les capacités de stockage pétrolier de l’Iran pourraient être sous pression, le blocus naval américain perturbant la capacité du pays à exporter ou stocker du brut.
Moussa Ahmadi, président de la commission de l’énergie du Parlement iranien, a déclaré samedi à l’agence de presse Isna qu’il n’y avait « jusqu’à présent aucun rapport officiel confirmant » qu’une installation pétrolière iranienne fuyait en raison de capacités de stockage saturées. « La production dans les différents champs pétrolifères du pays se poursuit sans relâche et sans le moindre problème », a-t-il assuré.
Auparavant, Jafar Pourkabgani, député représentant la ville côtière de Bouchehr, avait assuré que « les taches observées » autour de l’île de Kharg « sont liées aux rejets de pétrole et d’eaux de ballast des pétroliers, qui ont été déversés en mer par un pétrolier européen au détriment de l’environnement », selon la télévision d’Etat.

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