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| La présidente Catherine Connolly à la cérémonie de commémoration d'Arbour, le mercredi 6 mai 2026. © PA Photos/ABACA |
Le traceur de la Global Sumud Flotilla, ce 19 mai à 13h00, indiquait que 10 de ses navires étaient encore en route vers Gaza, tandis qu’une quarantaine venait d’être arraisonné par la force au cours d’une nouvelle attaque de l’armée israélienne. Au sein des équipages kidnappés se trouve Margaret Connolly, militante irlandaise et sœur de la présidente Catherine Connolly.
« Je suis très fière de ma soeur, a déclaré cette dernière. Mais je suis très inquiète pour elle, et aussi pour ses collègues. » Le Taoiseach, premier ministre irlandais, Micheál Martin a pour sa part « condamné fermement » l’acte de piraterie israélien, affirmant que « Ces interceptions et détentions sont totalement inacceptables et doivent cesser. » Silence radio, par contre, du côté du Quai d’Orsay.
« Les eaux internationales sont un bien commun de l’humanité »
De nombreux ressortissants français font partie des personnes enlevées, avec Margaret Connolly, par l’armée israélienne, mais Jean-Noël Barrot n’a fait aucune déclaration officielle condamnant ou commentant directement l’attaque. Ni cette fois, ni d’ailleurs lors de la précédente interception de navires de la flottille, fin avril. Il avait pourtant fait valoir avec fermeté le droit maritime, quelques jours plus tôt, déclarant : « Les eaux internationales sont un bien commun de l’humanité dont l’usage est protégé par la convention des Nations unies sur le droit de la mer. […] Ni blocage, ni chantage, ni péage. […] Le monde se retrouverait étranglé, livré à l’arbitraire et à la loi du plus fort. Ce monde-là, nous le refusons. »
Mais ce jour-là, le 27 avril, il visait uniquement le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Les échanges commerciaux sont pour lui bien plus important à protéger que des citoyens pacifistes engagés dans une action humanitaire de soutien à la population palestinienne de Gaza, soumise à un blocus inhumain et des bombardements incessant.
Émilien Urbach
L'Humanité du 19 mai 26

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