Le président russe a rencontré le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, à Saint-Pétersbourg, rapporte l’agence de presse iranienne IRNA, selon laquelle il lui a promis de faire « tout son possible pour garantir la paix au Moyen-Orient dans les plus brefs délais ».
« Nous constatons avec quel courage et quel héroïsme le peuple iranien lutte pour son indépendance, pour sa souveraineté », a-t-il souligné, selon l’agence russe TASS.
« Lors de ce voyage, j’ai été invité à confirmer que les relations russo-iraniennes constituent pour nous un partenariat stratégique au plus haut niveau et que nous continuerons dans cette voie », a, quant à lui, déclaré M. Araghtchi, d’après TASS.
L’Iran estime que son armée doit avoir autorité sur le détroit d’Ormuz
Ebrahim Azizi, président de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, a présenté, lundi, une proposition de loi pour « une nouvelle gestion du détroit d’Ormuz », élaborée sur la base des directives du Guide suprême de la République islamique.
Le texte prévoit, selon lui, que le détroit soit placé sous l’autorité des forces iraniennes, que les droits de passage soient payés en rials, la devise nationale, et qu’aucun navire lié à des intérêts israéliens ne puisse y transiter. Tous les Etats responsables des dommages causés à l’Iran devraient, en outre, lui verser des réparations, a-t-il précisé à la chaîne publique IRIB.
Le prix du pétrole progresse en l’absence de perspective de réouverture du détroit d’Ormuz
Les cours du pétrole montent, lundi, après un week-end marqué par l’annulation de nouveaux pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis, alors que l’incertitude sur les discussions fait craindre une quasi-paralysie prolongée du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Vers 11 h 40, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, progressait de 2,51 % à 107,97 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate, pour livraison le même mois, gagnait, lui, 2,17 % à 96,45 dollars.
« L’absence de progrès signifie que le marché se resserre de jour en jour, ce qui oblige les prix du pétrole à se réajuster à la hausse », expliquent les analystes d’ING. Si une réouverture du détroit d’Ormuz n’a pas lieu avant juin ou juillet, « le risque devient important de voir surgir une véritable crise », estime, pour sa part, Ole Hvalbye du groupe de services financiers SEB.

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