Sur la production et la légitimation de la trahison !

 

Le climat politique actuel au Liban, empreint d'empressement à se rallier aux sionistes et à justifier leurs agressions et massacres, et où de nombreuses voix les incitent même à poursuivre ces agressions dans l'espoir d'éradiquer la résistance, quitte à exterminer la moitié de la population – une campagne menée par l'ambassade américaine en collaboration avec les Saoudiens et les Émiratis, et à laquelle participent avec un enthousiasme sans précédent les chefs d'État, Joseph Aoun et Nawaf Salam, aux côtés d'une foule de personnalités de droite de divers horizons confessionnels, et bénéficiant d'une couverture médiatique sans précédent –, banalise les relations individuelles avec le Mossad et la fourniture de ses services, d'autant plus que beaucoup offrent leurs services gratuitement aux Israéliens, dans un contexte d'activité débridée sur les réseaux sociaux, sous couvert de liberté d'expression.
De plus, la clémence des peines prononcées par le pouvoir judiciaire contre les agents reconnus coupables d'espionnage, ayant causé de graves préjudices aux personnes et aux institutions, et la libération de certains d'entre eux grâce à l'intervention d'autorités politiques ou religieuses, rendent la collaboration acceptable. Ce problème ne pourra être résolu tant qu'il n'existera pas de conception unifiée du patriotisme traçant une ligne de démarcation claire entre liberté d'expression et trahison.

Par le Dr Tannous Chalhoub
Le 12 avril 2026
Traduit de l'arabe par Roland Richa

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