Imaginez un peu : Knokke (une commune frontalière) rasée, tout comme Blankenberge (à 25 km de la frontière néerlandaise) et De Haan (à 30 km). Damme (à 15 km) ? Rasée. Bruges (à une trentaine de kilomètres) ? Disparue. Et ce n’est encore que la Flandre occidentale. En Flandre orientale, la population doit fuir des villes comme Eeklo (à 20 km), Sint-Niklaas (à 30 km) et Beveren (à 20 km). Dans la province d’Anvers, c’est Anvers même qui est menacée (à 25 km de la frontière néerlandaise), ainsi que Turnhout (15 km), Geel (28 km), Herentals (30 km) et des communes frontalières comme Kapellen ou Hoogstraten. Dans la province du Limbourg, ce sont les communes frontalières comme Maaseik, Neerpelt, Lommel, Hamont-Achel ou Bree (10 km) qui sont menacées. Dans la province de Liège, cela concerne notamment Visé. Et tout cela ne représente qu’un petit échantillon.
(J’ajoute que cela empêche 600 000 personnes de revenir vivre dans leur maison et que depuis un mois Bruxelles serait bombardée et que le Noordrand serait déjà en ruine)
Voilà ce qui se passerait si les Pays-Bas se comportaient comme le gouvernement israélien d’extrême droite. Celui-ci a envahi le Liban et souhaite y installer un corridor de sécurité de 30 km où personne ne pourra plus vivre et où toute une série de maisons seront rasées.
Pouvez-vous mieux vous représenter ce plan ainsi ? Et comprenez-vous encore pourquoi nous laissons Netanyahou et ses faucons faire ce qu’ils veulent ?
Que fait l’Union européenne ? »
(Texte Alexis Deswaef, qui reprend l'image développée par le journaliste Filip Van Ongevalle dans De Standaard)
(Correspondance locale - Bruxelles, le 03 avril 2026)

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