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| Pétition Non à la loi Yadan https://assawra.blogspot.com/2026/04/non-la-loi-yadan.html |
L’inspiration de la Loi israélienne vient des ministres et groupes parlementaires les plus fascisants d’Israël. Ses inspirateurs osent en célébrer l’adoption en sabrant le champagne et en comparant chaque futur condamné à mort à Hitler.
La politique israélienne avait année après année saccagé, piétiné, bafoué la Déclaration d’Indépendance qui faisait d’Israël un Etat-Membre de l’ONU et engageait celui-ci à respecter et appliquer les résolutions qui en provenaient. La nouvelle loi, après celle, à la fois inepte et préoccupante sur « l’État-nation du peuple juif » va beaucoup plus loin en déchirant le peu qui demeurait des institutions démocratiques ; c’est un pas de plus vers une forme de fascisation.
Et c’est dans ce contexte, qu’à la suite d’une demande d’une députée française et d’un dîner au CRIF, qui depuis des lustres n’est que l’expression et l’écho de la politique israélienne, le Premier Ministre de la France a cru devoir saisir l’Assemblée nationale sans voir qu’il en découle l’opprobre pour notre pays. Il ne s’agit pas seulement de mépriser, voire d’insulter nos compatriotes qui, en se déclarant comme Juifs n’entendent pas que l’État d’Israël puisse prétendre les représenter, encore moins aujourd’hui que jamais, il ne s’agit pas seulement de refuser cette représentation au CRIF.
Le projet de loi Yadan introduit la notion d’« intention implicite » pour en faire un délit passible de poursuites, ce qui, pour notre pays, n’institue rien d’autre qu’un État d’exception dont la parenté intellectuelle n’a rien à envier aux inspirateurs israéliens.
Rappelons-le une fois encore. L’antisémitisme désigne un délit parfaitement identifiable ; il s’agit de désigner à toute forme de vindicte, de disséminer la haine vis-à-vis d’un être humain reconnu comme Juif à raison du fait qu’il est reconnu comme tel. Un tel délit criminogène qu’on n’a pas fini de combattre, qui n’est pas en France résiduel ne saurait sous aucun motif être comparé voire supplanté comme l’entendrait l’autrice du projet par « l’antisionisme » qui constitue une opinion multifacettes et qui aujourd’hui signifie surtout le rejet horrifié de la politique israélienne actuelle.
Ari Shavit, auteur israélien sioniste écrivait dans Ma Terre Promise voilà des années : « J’ai repoussé avec horreur la comparaison infamante mais le problème est qu’il n’y a pas assez de différences »… Voilà le coupable rêvé sous l’angle de la loi Yadan.
Les parlementaires français qui fermeraient leurs yeux sur un tel scandale et qui contribueraient à son adoption souilleraient à nouveau de façon indélébile le drapeau et les valeurs de notre République.
Tribune - L'Humanité du 02 avril 26
Par Olivier Gebuhrer, animateur d’Une autre voix juive (UAVJ).

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