L'occupation poursuit la fermeture de la mosquée Al-Aqsa pour le 34e jour consécutif, avec 60 ordres d'expulsion et 330 arrestations prononcés en mars.

 

Les forces d'occupation israéliennes maintiennent la fermeture de l'esplanade des Mosquées pour le 34e jour consécutif, empêchant les fidèles d'y accéder sous prétexte de problèmes de sécurité liés à la guerre israélo-américaine contre l'Iran.
La police d'occupation a renforcé son dispositif militaire autour de Jérusalem et de la Vieille Ville, déployant d'importants effectifs.
Parallèlement, les activités des organisations se réclamant du « Mont du Temple » se sont intensifiées, appelant à prendre d'assaut Al-Aqsa pendant la Pâque juive et à autoriser les rituels religieux, notamment les sacrifices d'animaux, sur son site, du 2 au 9 avril.
Ces événements surviennent dans un contexte de fermeture prolongée depuis le début de l'attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, qui a empêché les fidèles d'accomplir les prières pendant la majeure partie du Ramadan et de l'Aïd el-Fitr. Les autorités palestiniennes ont appelé les habitants de Jérusalem et de l'intérieur occupé à continuer d'effectuer des pèlerinages à Al-Aqsa et à prier au point le plus proche de celle-ci pour protester contre la fermeture continue, au milieu de campagnes de propagande croissantes menées par des organisations du Temple qui ont utilisé des techniques d'intelligence artificielle pour diffuser des images représentant le « festin sacrificiel » et l'autel biblique à l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa.

L'escalade de l'occupation israélienne à Jérusalem comprend des expulsions, des démolitions, des arrestations et l'armement des colons.
Le Centre d'information de Wadi Hilweh a recensé l'émission d'une soixantaine d'ordres d'expulsion par les autorités d'occupation israéliennes au cours du mois de mars, interdisant aux Palestiniens l'accès à la mosquée Al-Aqsa, à la Vieille Ville de Jérusalem et à ses environs. La durée de ces expulsions variait d'une semaine à six mois.
Ces mesures interviennent alors que la mosquée Al-Aqsa et l'église du Saint-Sépulcre restent fermées sous prétexte de la guerre israélo-américaine contre l'Iran. Al-Aqsa a été totalement fermée à plusieurs reprises depuis 1967, et la prière du vendredi a été empêchée à huit reprises.
Le centre a également signalé que les forces d'occupation ont tué quatre Palestiniens à Jérusalem et dans sa banlieue, notamment à Jabal al-Mukabber, à Bethléem et dans le camp de réfugiés de Qalandiya, au nord de Jérusalem.
Par ailleurs, les autorités d'occupation ont expulsé les habitants de 15 appartements du quartier de Batn al-Hawa à Silwan, déplaçant ainsi environ 90 personnes. Elles ont également démoli 12 structures à Silwan, Sur Baher et Umm Tuba, déplaçant 40 Palestiniens supplémentaires, et détruit un mémorial aux martyrs dans le camp de réfugiés de Shuafat. Concernant les arrestations, les autorités d'occupation ont poursuivi leurs campagnes quotidiennes à Jérusalem, ciblant les enfants, les adolescents, les femmes et les personnes âgées, ainsi que des dizaines de détenteurs de cartes d'identité de Cisjordanie. Le nombre de détenus a désormais dépassé 330, dont quatre jeunes hommes placés en détention administrative, parmi lesquels un employé du Waqf islamique.
Le mois dernier, une dizaine de colons ont tenté d'offrir deux chèvres en sacrifice près de la mosquée Al-Aqsa. Ils ont été appréhendés et les animaux confisqués.
Parallèlement, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a annoncé l'extension de la politique d'armement des colons aux habitants de 41 quartiers juifs de Jérusalem, autorisant ainsi environ 300 000 Israéliens à porter des armes à feu. Cette mesure témoigne d'une nette dégradation de la situation sécuritaire dans la ville.

(Correspondance locale - Al Qods, le 02 avril 26)

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