Le FMI attend désormais une croissance mondiale limitée à 3,1 % en 2026 à cause de la guerre ; l’Iran, le Qatar et l’Irak parmi les plus affectés

 

L’économie mondiale va pâtir cette année des conséquences de la guerre au Moyen-Orient, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) actualisées mardi, avec une croissance dans l’ensemble limitée à 3,1 %, contre 3,3 % attendu auparavant.
Les Etats-Unis devraient figurer parmi les pays les moins affectés économiquement par le conflit qu’ils ont déclenché le 28 février. L’institution y attend une croissance de 2,3 % en 2026, soit 0,1 point de moins que lors de la précédente projection, au mois de janvier.
Le FMI a également abaissé sa prévision de croissance en zone euro de 0,2 point à 1,1 % pour 2026, par rapport à ses estimations de janvier, citant « l’impact négatif » du conflit. La prévision est notamment réduite à 0,8 % en Allemagne (− 0,3 point), 0,5 % en Italie (− 0,2 point), 2,1 % en Espagne (− 0,2 point) et 0,9 % en France (− 0,1 point). En dehors de l’Union européenne, le Royaume-Uni est plus durement touché (− 0,5 point à 0,8 %)
Enfin, l’institution de Washington a revu fortement à la baisse ses prévisions de croissance pour la région du Moyen-Orient qui a subi « l’impact le plus direct du conflit », notamment en raison du blocage du détroit d’Ormuz ou les attaques iraniennes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe. Le coup de frein devrait être plus prononcé pour l’Iran, qui devrait voir son produit intérieur brut (PIB) se contracter de 6,1 % cette année. Au Qatar, l’activité économique devrait chuter de 8,6 %. Le PIB de l’Irak, lui, devrait reculer de 6,8 %.

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