Donald Trump privilégie un blocus durable pour asphyxier l’économie iranienne, selon le « Wall Street Journal »

 

Le président américain, Donald Trump, a demandé à ses conseillers de préparer un blocus prolongé de l’Iran afin d’asphyxier son économie et de contraindre Téhéran à renoncer à son programme nucléaire, selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal.
Lors de récentes réunions, la Maison Blanche a privilégié le maintien du blocus maritime – visant notamment les exportations pétrolières iraniennes – plutôt qu’une reprise des frappes ou un retrait du conflit, jugés plus risqués.
Cette stratégie, qui marque une nouvelle phase du bras de fer, pèse toutefois sur l’économie mondiale, fait grimper les prix de l’énergie et fragilise politiquement M. Trump à l’approche des élections de mi-mandat.
Washington estime que les sanctions et le blocus affaiblissent fortement l’économie iranienne, poussant le régime à reprendre contact. Mais les négociations restent dans l’impasse, les Etats-Unis exigeant toujours un démantèlement complet du programme nucléaire iranien.
Selon le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, les divisions internes au pouvoir iranien compliquent tout accord, tandis que des experts estiment que Téhéran mise sur sa capacité à résister à la pression économique.

L’escalade des tensions au Moyen-Orient fait du canal de Panama un passage stratégique
Le canal de Panama enregistre une demande accrue en raison de la fermeture du passage maritime dans le Golfe, voie par laquelle transitait habituellement 20 % du pétrole mondial avant le déclenchement de la guerre, le 28 février, par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.
En raison du blocus du détroit d’Ormuz, le nombre de passages de pétroliers par le canal de Panama a doublé et un navire transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) a même récemment payé 4 millions de dollars pour passer plus rapidement. Le trafic dans le canal est passé de 34 navires par jour en janvier à 41 actuellement, avec jusqu’à 50 arrivées par jour, selon ses gestionnaires.
Le gouvernement panaméen a réaffirmé, mardi, la « neutralité » du canal de Panama et la « nécessité de préserver » les voies de transit maritime pour faire face au blocus du détroit d’Ormuz en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Le ministre des affaires étrangères panaméen, Javier Martinez-Acha, s’est entretenu mardi par téléphone avec son homologue israélien, Gideon Saar, du contexte international « marqué par les tensions au Moyen-Orient ».
Au cours de cette conversation, M. Martinez-Acha a évoqué « l’importance de la neutralité du canal de Panama en tant que pilier du commerce mondial », telle qu’elle est établie dans les traités en cas de conflit. Le ministre panaméen a également insisté sur « la nécessité de préserver la stabilité des voies de communication-clés pour le transit maritime et énergétique ».

Friedrich Merz minimise son différend avec Donald Trump au sujet de l’Iran
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a souligné, mercredi, que ses relations avec Donald Trump restaient, « de [s]on point de vue, bonnes et inchangées » après qu’il eut suscité la colère du président américain en jugeant que l’Iran « humiliait » les Etats-Unis.
« J’ai simplement, dès le départ, eu des doutes au sujet de ce qui a été entrepris là-bas avec cette guerre contre l’Iran, et c’est pourquoi je l’ai exprimé », a déclaré le dirigeant, interrogé au cours d’une conférence de presse mercredi à Berlin. Il a souligné que l’Allemagne et l’Europe « souffraient » des « conséquences massives » du conflit, notamment pour l’« approvisionnement énergétique ».
« Le chancelier allemand, Friedrich Merz, estime qu’il n’y a pas de mal à ce que l’Iran dispose de l’arme nucléaire. Il ne sait pas de quoi il parle ! », avait réagi, mardi, Donald Trump sur son réseau, Truth Social.

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